Voilà encore un territoire jadis placé sous le joug de Moscou qui tourne (définitivement) le dos aux aéronefs de facture russe. Ce lundi 22 novembre 2021 le ministère slovène de la défense nationale a annoncé avoir passé commande d’un avion de transport tactique C-27J Spartan II au groupe italien Leonardo. Il permettra à terme de remplacer le Let L-410UVP d’origine tchécoslovaque actuellement en dotation. Ce petit pays devient ainsi le seizième client du bimoteur italien, et le septième en Europe.

L’annonce était attendue pour les fêtes de fin d’année, Ljubljana a donc préféré devancer les choses. C’est sur son site informatif officiel que le ministère slovène de la défense a révélé l’accord avec l’Italie, annonçant au passage que le contrat s’élevait à soixante-douze millions d’euros. Il s’agit de la plus grosse dépense militaire slovène de l’année !

L’Alenia C-27J Spartan II va permettre aux Slovènes de disposer enfin de leurs propres véritables moyens de transport tactique. Depuis la création de leur pays, au lendemain de l’effondrement de la Yougoslavie, jamais ils n’avaient aligner un avion avec de telles capacités. D’ailleurs sur l’avion de facture italienne elles seront élargies. Bien entendu ce C-27J sera classiquement apte aux missions logistiques et aux parachutages de troupes aéroportées, mais pas que. Ljubljana a demandé qu’y soit ajouté une capacité de rapatriement de victimes et/ou de transport sanitaire médicalisé. Dans ce dernier cas deux malades monitorés pourront être embarqués ainsi que leurs soignants. La crise du Covid-19 est passée par là. Bien entendu le futur C-27J Spartan II slovène sera protégé contre les tirs ennemis.

Il n’était pas seul en compétition. Bien évidemment l’Airbus DS C-295W était de la partie, mais plus surprenant la Russie avait proposé son Ilyushin Il-112V dont le prototype s’est récemment écrasé. De l’avis de nombreux observateurs la proposition de Moscou n’avait aucune chance d’aboutir, son appareil n’étant pas aux normes de l’OTAN et surtout n’étant absolument pas opérationnel. L’influence russe en Europe orientale semble donc bel et bien limitée aux seules Hongrie et Serbie.
Les excellentes relations italo-slovènes ont visiblement fait pencher la balance.

Photo © Leonardo

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