L’avionneur européen se prépare à lancer sa première véritable version de l’avion de ligne ex-Bombardier. Le groupe Airbus consulte actuellement ses clients, aussi bien les compagnies aériennes que les loueurs d’avions de ligne, sur l’opportunité de lancer sur le marché une version portée à 180 sièges de l’A220. Désignée A220-500 on sait d’ores et déjà que celle ci pourrait trouver preneur auprès du transporteur américain à bas coûts Breeze Airways. Cependant en dessous d’au moins cent commandes fermes l’avionneur ne bougera sans doute pas.
Chat échaudé craint l’eau froide dit l’adage populaire. Pour Airbus l’échec de feu l’A318, le plus petit des avions de la famille A320, a laissé un goût amer. Malgré des commandes par Air France, British Airways, ou encore LATAM Airlines le «tout petit Airbus» n’a pas dépassé les 80 machines produites. Il a été assemblé durant seulement douze ans, de 2001 à 2013 inclus. Aussi on comprend que l’avionneur européen prenne toutes les précautions d’usage quand à l’avenir d’une version agrandie de son monocouloir nord-américain.
Parmi les clients de lancement envisagés, outre donc Breeze Airways aux États-Unis, on parle de plus en plus d’Air Canada et d’Air France. Ces deux transporteurs aériens de premier plan sont devenus des accrocs aux A220-300 et doivent également remplacés d’ici trois à cinq ans des avions vieillissants. Il s’agit dans les deux cas d’Airbus A320-200 dont la succession ne sera pas assurée par des A320 Neo.
Il est évident que Delta Airlines et JetBlue, les deux principaux transporteurs américains, à voler sur A220 vont également être approchés. Le premier doit remplacer ses Airbus A320-200 et Boeing 757-200 dédiés aux vols intérieurs tandis que le second possède une flotte 100% Airbus.
Les loueurs d’avions de ligne seront donc aussi sollicité. Actuellement Aviation Capital Group, Griffin Global Asset, Macquarie Air Finance, et Nordic Aviation Capital possèdent des A220-100 et A220-300. Les voir posséder des A220-500 et les mettre à disposition de compagnies aériennes n’est donc pas totalement impensable.
Mais au fait pourquoi qualifier ce futur A220-500 de première véritable version propre à Airbus ? Tout simplement parce que les A220-100 et A220-300 actuels ne sont ni plus ni moins que des Bombardier CS100 et CS300 remarkétés par l’avionneur européen. L’A220-500 serait la première version qui n’aurait pas été conçue par le constructeur canadien, même si une telle version était déjà dans les têtes de ses ingénieurs.

Pour autant ce futur Airbus A220-500 s’il devait bien voir le jour prochainement ne serait assemblé ni en Allemagne ni en France mais au Canada, dans le berceau de l’A220. Il offrirait ainsi au groupe européen un petit gros porteur court moyen courrier ; un A220 porté à 180 pax.
Affaire à suivre.
Photos © Airbus
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Une réponse
J’ai lu qu’il y avait de graves problèmes de disponibilité de cet appareil du fait de la fiabilité du moteur. Au point que des compagnies voulaient s’en séparer. Sait on si cela s’améliore? Ou sait on si il est question de profiter d’une version allongée pour en profiter et proposer un nouveau moteur?