Ce mardi 27 janvier 2026 au matin l’Armée de l’Air et de l’Espace a informé la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan d’une menace imminente contre ses installations. Immédiatement il a été décidé d’évacuer vingt avions de combat Dassault Aviation Rafale B/C appartenant à la 30e Escadre de Chasse. Ils ont donc été dispersé en urgence entre trois bases aériennes et un terrain civil. En parallèle un Lockheed-Martin C-130J-30 Super Hercules a été activé afin de permettre l’évacuation rapide de matériels sensibles tandis que les femmes et les hommes de la Brigade Aérienne des Forces de Sécurité et d’Intervention étaient en alerte maximale.

Ce dispositif s’appelle Topaze. Et c’est un exercice.
Rassurez vous donc l’intégrité de la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan n’a pas été mise en péril. Les familles des militaires n’ont couru aucun danger. Les avions et personnels du Régiment de Chasse 2/30 Normandie Niémen et de l’Escadron de Chasse 3/30 Lorraine ont œuvré comme si tout était vrai et que leur sécurité était bel et bien compromise. Les autres personnels militaires aussi d’ailleurs. On reconnait bien là l’extrême professionnalisme de l’Armée de l’Air et de l’Espace.
Dès lors que l’ordre de dispersion a été donné les vingt avions de combat français ont décollé. Direction la Base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac, la Base Aérienne 120 de Cazaux, et la Base aérienne 709 de Cognac mais également l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne. L’idée est d’envoyer les Rafale B/C là où nos ennemis, ceux qui pourraient menacer la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan, ne penseront jamais à aller les chercher. C’est aussi de réduire au maximum le risque de perte pour notre défense nationale ainsi que nos capacité de réaction.

Topaze permet ainsi de s’assurer que la France soit capable de maintenir une capacité de frappe à H24 après l’évacuation des avions et donc l’attaque contre leur nid. Les assaillants auront tout de même face à eux de solides combattants : les femmes et les hommes de la Brigade Aérienne des Forces de Sécurité et d’Intervention et de la Gendarmerie de l’Air et de l’Espace. Des personnels qui savent ce que défendre une base signifie et qui depuis les attentats djihadistes de 2015 se sont spécialisés dans le contre-terrorisme.

La présence d’un avion de transport tactique C-130J-30 Super Hercules auprès des Rafale a permis de simuler l’évacuation de matériels et/ou d’armes particulièrement sensibles. Et histoire d’ajouter de la difficulté l’exercice s’est déroulé sous une pluie battante. De quoi ajouter du stress à nos aviateurs ? Même pas, leur professionnalisme prend le pas sur les gouttes d’eau.
Photos © Armée de l’Air et de l’Espace
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5 réponses
Exercice de desserrement classique…. Sur les palettes qui sont chargées dans l’Hercule, rien de plus que le matériel nécessaire à une remise en oeuvre. En effet, à Clermont, aucun moyen de remise en oeuvre pour les Rafales… à moins qu’ils aient été acceuillis par l’AIA. Je ne pense pas à de l’armement sur les palettes.
En DETAM, au Tchad années 80, ce style de manip se faisait régulièrement, à la différence, c’est que c’était du réel !
Sauf Phil qu’entre les années 1980/1990 et aujourd’hui les process ont passablement évolué. Les simulations sont plus complexes avec des menaces qui n’existaient alors pas vraiment.
Mon cher Arnauld, certes vous avez raison. Mais qu’en il s’agit d’un décollage « de survie » , comme ça semble être le cas (pour cet exercice), quelque soit l’époque, les avions en état de voler, décollent, qu’ils soient armés ou pas, que les bidons soient pleins ou pas ( l’interne étant toujours fait), et quelque soit leur configuration… Les mécano prennent le lot de pièces indispensables prévues pour un déplacement (souvent du style baisenville) et roule ma poule…
Donc Phil vous savez mieux que les officiers de communication de Balard? Dont acte.
« L’idée est d’envoyer les Rafale B/C là où nos ennemis, ceux qui pourraient menacer la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan, ne penseront jamais à aller les chercher. » Euh…, un ennemi puissant et bien renseigné attaquerait systématiquement toutes les bases aériennes militaires (pour mémoire la Luftwaffe en 1940) . Peut-être y aurait-il un petit délai et sursis supplémentaires pour un aéroport civil, comme Clermont-Ferrand. Une vraie dispersion serait de faire comme les suédois (le font ils encore ?) pendant la guerre froide, c’est à dire dispatcher ses avions de combat le long de portions d’autoroutes faisant office de pistes. Certes c’est probablement plus compliqué et cela se prépare, mais ce serait très probablement mieux en matière de résilience dans le cadre d’une guerre de haute intensité.