Mais où s’arrêtera New Delhi avec l’avion de combat clodoaldien ? Alors que la signature du méga contrat de 114 exemplaires pour l’Indian Air Force est attendue cette semaine voilà que c’est l’Indian Navy qui fait désormais (re)parler d’elle. Elle souhaite disposer de trente-et-un Dassault Aviation Rafale M en plus de ceux qu’elle a commandé au printemps dernier. Cette fois le contrat ne concernera aucun biplace de transformation opérationnelle.
Pour mémoire cette première commande entre Dassault Aviation et l’Indian Navy s’articulait autour de vingt-deux Rafale M destinés aux opérations de chasse embarquée et quatre Rafale B non navalisés destinés à la formation avancée des pilotes.
Ces trente-et-un Rafale M supplémentaires offriront à l’Indian Navy une flotte aérienne de cinquante-sept Rafale, dont cinquante-trois opérationnels. Or cinquante-sept c’est exactement un retour en arrière à décembre 2016 et le programme Multi-Role Carrier Borne Fighters de remplacement des Mikoyan MiG-29K Fulcrum-D d’origine russe. Cette compétition avait vu s’opposer le Boeing F/A-18E/F Super Hornet américain au Dassault Aviation Rafale M français. Lequel l’avait emporté, précipitant même la fin de l’aventure industrielle de son concurrent. La décision de diminuer le nombre d’avions relatifs au Multi-Role Carrier Borne Fighters avait été prise à l’été 2022 afin de privilégier le programme Twin Engine Deck Based Fighter développé par HAL destiné à une entrée en service à l’horizon 2038-2040.
Les bouleversements géopolitiques des deux dernières années semblent avoir fini de convaincre les Indiens qu’un format à cinquante-sept Rafale pour leur aéronavale était la solution idéale. D’autant que New Delhi ne fait plus mystère de ses ambitions pour les vingt prochaines années : quatre porte-avions dont au moins deux à propulsion nucléaire et catapultes électromagnétiques. La première puissance démographique de la Terre veut également s’imposer comme un acteur militaire de premier plan, et pas uniquement régional. Un mélange de Rafale M et de son futur chasseur indigène l’y aidera forcément.
Chacun désormais sait qu’avec les Indiens les contrats sont minutieux. Ils revérifient tout. Et c’est bien compréhensible. On parle tout de même ici d’un petit billet entre huit et dix milliards d’euros. New Delhi vérifiera donc que les points ont bien été mis sur les i, les barres sur les t et les virgules à leur bonne place. Cependant le fait que la précédente commande indienne du Rafale M ait eu lieu il y a moins d’un an devrait favoriser sensiblement ces négociations.
Reste désormais à savoir la part de ces trente-et-un Rafale M qui sera assemblée en France et celle en Inde ?
Affaire à suivre.
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