C’est un des enseignements français de l’actuel salon Singapore Airshow 2026. L’avionneur français Dassault Aviation assurera la présentation officielle de son tout nouveau Falcon 10X le 10 mars prochain. D’ici là ce jet d’affaires de nouvelle génération aura réalisé son premier vol. Sa certification de type est attendue pour la fin de l’année prochaine.
Avec lui l’avionneur clodoaldien a pris un retard concret. Cependant après l’échec du programme Falcon 5X il était impensable pour Dassault Aviation de revivre un tel cauchemar. Ses équipes se sont donc accrochées, elles ont cru en elles et désormais l’avion est prêt. Il devrait très bientôt faire ses premiers essais de roulage et dans le mois qui vient s’arracher pour la première fois du plancher des vaches. Le mardi 10 mars 2026 son prototype sera officiellement présenté au monde entier. Et en premier lieu à ses premiers clients internationaux, ceux là même qui l’ont préféré à ses deux concurrents les plus directs : le Bombardier Global 7500 canadien et le Gulfstream G700 américain.
Mais au fait pourquoi un tel retard ? Car initialement il était prévu que la certification de type du Falcon 10X intervienne entre fin 2024 et début 2025 avec une entrée en service commercial aux alentours du printemps ou de l’été dernier. Un tel scénario n’était possible qu’avec un vol inaugural en 2024. Le jet d’affaire XXL de Dassault Aviation a donc deux ans de retard.
Parmi les hypothèses qui pourraient expliquer ce retard, il y aurait les difficultés de mise au point de l’ultramoderne et peu gourmand réacteur Rolls-Royce Pearl 10X, dérivé très évolué du célèbre BR700 (NDLR : ce que le service communication de Rolls Royce nous a démenti – très (trop ?) rapidement). Selon certaines sources les nombreuses commandes de l’avion de combat Rafale et la nécessité de littéralement « pousser les murs » à Mérignac auraient ralenti l’assemblage du prototype Falcon 10X. Une hypothèse qui si elle n’a jamais été confirmée par Dassault Aviation n’a pas non plus été démentie.
Le Dassault Aviation Falcon 10X ne rattrapera jamais son retard. Par contre il peut jouer sa carte afin de venir enrayer la mécanique commerciale de Bombardier et de Gulfstream sur le segment très haut de gamme des jets d’affaire intercontinentaux. De ce fait on est pressé de le voir voler, et ensuite de suivre ses essais. À n’en pas douter nous tenons là une des vedettes du salon du Bourget de juin… 2027.
Affaire à suivre.
Vue d’artiste © Dassault Aviation
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2 réponses
Ils ont changé le traditionnel empennage des Falcon pour se rapprocher de ceux de la concurrence. Pour quelles raisons ?
Je pense que Dassault aimerait bien garder cet empennage en croix, étant donné que c’est la signature des Falcon, visible de loin.
La raison doit être technique et probablement pour une question de masse: Le ph (plan horizontal) situé plus bas est en partie caché par le fuselage dans certaines configurations de vol donc aura besoin d’être un peu plus large pour être efficace et donc plus lourd.
S’il est mis en haut de la dérive, il sera complètement dans le lit du vent et en plus avec un meilleur bras de levier car plus éloigné du centre de rotation, il peut fournir un effort moindre que s’il était en bas -> surface moindre -> masse moindre.
Mais le prix est un pied de dérive plus costaud et donc plus lourd mais je pense que la somme totale en masse est bénéfique à cette solution d’empennage en T, formule consacrée.