Ormuz ou la revanche des MH-60R Seahawk de l’US Navy !

Huit destroyers lance-missiles de l’US Navy opèrent actuellement autour du détroit d’Ormuz. Officiellement baptisé Project Freedom l’opération vise à réouvrir les voies maritimes afin de permettre aux navires de commerce de quitter le Golfe. Pourtant en filigrane plus que ces navires de guerre ce sont bien leurs hélicos embarqués Sikorsky MH-60R Seahawk qui depuis une trentaine d’heures font le gros du job. Ils sont même allés, si on en croit l’US Department of War, jusqu’à couler sept embarcations légères des Pasdaran iraniens.

Ils s’appellent USS Delbert D. Black, USS John Finn, USS Michael Murphy, USS Milius, USS Mitscher, USS Pickney, USS Rafael Peralta, et enfin USS Truxtun. Leur mission est simple et hyper complexe à la fois : libérer le passage du détroit d’Ormuz fermé depuis plusieurs semaines par les Iraniens. Les équipages de ces huit puissants navires de guerre de l’US Navy disposent d’un arsenal très conséquent axé autour des missiles BGM-109 Tomahawk. Pourtant c’est une toute autre machine volante qui est employée en priorité ici : l’hélicoptère embarqué.

Chacun accueille un à deux Sikorsky MH-60R Seahawk de combat maritime. Lorsqu’il est seul à bord c’est qu’un MH-60S Knighthawk se trouve à ses côtés, adapté aux missions de transport d’assaut et/ou de recherches et sauvetages en mer. Dernière évolution en date du fameux SH-60 apparu dans les années 1980 le MH-60R est bien plus qu’un simple chasseur de sous-marins. Il lutte contre toutes les formes de menaces maritimes, sous la surface bien entendu mais aussi sur les flots. C’est pour cela que ces hélicoptères sont employés pour harceler et faire reculer les vedettes rapides des Pasdaran iraniens. Et donc le cas échéant les envoyer par le fond.
Pour cela ces hélicoptères de combat maritime disposent d’un arsenal varié allant de la lourde mitrailleuse de sabord de calibre 50 (ou 12,7mm) au missile air-sol léger AGM-114 Hellfire en passant par les roquettes de 70 millimètres emportées en nacelles adaptées.

MH-60R Seahawk configuré pour l’appui maritime.

Dans le détroit d’Ormuz l’US Navy a su réinventer l’emploi de ces hélicoptères que certains disaient déjà obsolètes. Car pour permettre l’ouverture de voie maritime sous blocus le MH-60R Seahawk est nettement plus polyvalent et maniable que n’importe quel navire de guerre. Et en cas de pépin un porte-avions n’est jamais bien loin, avec ses chasseurs assurant les couvertures air-air et SEAD.

Pour autant l’emploi d’hélicoptères de combat maritime dans la région n’est jamais sans danger pour l’US Navy. C’est pour cela que les Sikorsky MH-60R Seahawk n’opèrent jamais seuls. Ils sont toujours en formation composée de deux à trois hélicos. M’est d’avis qu’avec cette opération Project Freedom l’aéronavale américaine va en brûler du kérozène dans la région… et au prix du baril de pétrole le contribuable n’a pas fini de tirer la tronche.

Affaire à suivre.

Photos © US Navy


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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