Une vingtaine de personnels de la 61ème Escadre de Transport se relaient désormais au Moyen-Orient. On appelle cela le «plot A400M», de la désignation de l’avion de transport militaire éponyme. Il vient renforcer les moyens aériens français déployés sur la Base Aérienne 104 d’Al Dhafra aux Émirats Arabes Unis et jusque là articulés autour des avions de combat Dassault Aviation Rafale B/C. Des appareils plus que jamais sous les feux des projecteurs avec les menaces du Président des États-Unis Donald Trump à l’encontre de la République Islamique d’Iran.

À la différence de la Base Aérienne 188 de Djibouti qui possède son Escadron de Chasse 3/11 Corse sur Dassault Aviation Mirage 2000-5F / Mirage 2000D et son Escadron de Transport 88 Larzac sur Airbus Helicopters H225M et Casa CN-235 la Base Aérienne 104 d’Al Dhafra n’a aucune unité en propre. Les deux sont des implantations de l’Armée de l’Air et de l’Espace à l’étranger mais pas du tout avec le même fonctionnement. Les Dassault Aviation Rafale B/C et désormais donc l’Airbus Defence A400M Atlas qui y sont stationnés demeurent régis depuis la France. Et c’est depuis l’Hexagone qu’ils rejoignent, par roulement, les Émirats Arabes Unis.
Réalisé avec l’accord des autorités locales ce «plot A400M» permet donc à nos forces prépositionnées de retrouver une capacité de transport et de soutien logistique perdue lorsque le dernier Boeing C-135FR avait quitté la zone voici quatre ans. Cependant ce ne sont pas les qualités d’avion-citerne de l’Atlas qui sont ici reconnues mais bien celles d’avions à tout faire (et dans n’importe quelle condition) du transport aérien militaire.

Depuis le mardi 9 décembre dernier que l’avion s’est posé sur le tarmac d’Al Dhafra, en provenance de la Base Aérienne 123 d’Orléans, les familiers de la base émiratie ont eu le temps de s’habituer à lui. Il faut dire qu’en plus des militaires français on retrouve sur place des locaux et des Américains. Cependant ces derniers savent depuis le début de la semaine qu’ils ne participeront pas aux hypothétiques frappes aériennes contre Téhéran, les autorités émiraties ayant refusé que des avions stationnés chez elles ne participent à la déstabilisation de la région. Pas de bol pour eux. Vous l’aurez compris le «plot A400M» a été activé par le ministère des Armées au meilleur moment pour que la France rappelle sa position particulière vis-à-vis des velléités trumpiennes en matière de police du monde. Nos aviateurs représentent une force de stabilité au Moyen-Orient, contrairement à leurs collègues américains. A400M Atlas et Rafale B/C s’en assurent !
Photos © Armée de l’Air et de l’Espace.
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