C’est un anniversaire essentiel pour le fleuron aéronautique du ministère des Armées. Le vendredi 18 mai 2001 les premiers Dassault Aviation Rafale M entraient en service au sein de la Flottille 12F de la Marine Nationale. Cette dernière était donc la première force française, devant l’Armée de l’Air, à accepter au service celui qui n’était pas un chasseur omnirôle. Les aviateurs de leur côté durent attendre le printemps 2005 avant de percevoir les leurs.
En 25 ans la Marine Nationale est passée du Rafale standard F1, c’est à dire globalement tout juste un intercepteur et chasseur de supériorité aérienne au Rafale standard F4 réellement polyvalent. Aujourd’hui cet avion est capable de mener aussi bien des assauts à la mer et contre le sol, que des missions de reconnaissance tactique et pré-stratégique, des frappes nucléaires, et bien sûr toujours l’ensemble du spectre des opérations air-air. Son caractère omnirôle fait qu’il peut parfaitement dans le même vol réaliser une mission de renseignement et immédiatement se réarticuler pour frapper au sol des cibles d’opportunité.
À la différence des Rafale B/C de l’Armée de l’Air et de l’Espace le Rafale M est capable d’emporter le missile antinavire AM.39 Exocet. C’est un peu normal que les marins du ciel puissent frapper, et le cas échéant couler, des navires ennemies. Pour autant il y a 25 ans le Rafale M en était incapable. Et pour cause…

Quand la Flottille 12F le met officiellement en service ce vendredi 18 mai 2001 l’avion a pour vocation de remplacer sa monture précédente, retirée du service un an et demi auparavant. C’est en effet en décembre 1999 que le Vought F8U-FN Crusader a officiellement été retiré, marquant la fin des chasseurs de conception et de construction étrangères sous marquages français. Le Crouze était un chasseur le Rafale M allait en être aussi un. Et les missions antinavires et air-sol alors ? Sans parler de la reconnaissance tactique bien sûr ? Un autre avion sorti des planches à dessins clodoaldiennes avait ces rôles : le Dassault Super Étendard Modernisé. Et il s’en acquittait avec brio comme l’avaient démontré ses 96% de coups au but contre les forces serbes au Kosovo.
Il y a 25 ans le Rafale F1 ne pouvait absolument pas préfigurer ce qu’allaient être les actuels Rafale F3-R / F4 et encore moins ce que sera dans un avenir proche le Rafale F5. Ce futur standard dopé à l’intelligence artificielle, ultra connecté, et inter-opérable avec des drones collaboratifs relevait alors purement et simplement de la science fiction. Aujourd’hui nous y sommes presque.

Que de chemin parcouru en 25 ans… avec un Rafale désormais vendu aux classiques clients de la France que sont l’Égypte, la Grèce, et l’Inde mais aussi à de nouveaux comme la Croatie, l’Indonésie, et la Serbie. Qui en 2001 aurait pu croire que même le Rafale M allait être exporté, damant au passage le pion à l’industrie aéronautique des États-Unis ? Et son aventure internationale est très loin d’être terminée. 25 ans après il est plus que jamais une référence internationale.
Joyeux anniversaire au Dassault Aviation Rafale, 25 ans quel bel âge !
Photos © Marine Nationale
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2 réponses
Et ces premiers exemplaires volent toujours et encore pour un bon bout de temps, vu que leur remplacement n’est pas encore acté.
25 ans déjà! Ca passe vite. J’ai une question sûrement idiote : quid des cellules? 25 ans en air marin donc salé, ça doit commencer à piquer non? Je vois que que nos amis britanniques ont un pb de corrosion avec leurs F35B qui n’ont pas 25 ans de service pour le coup. Je me pose la question. Comme je ne suis pas du tout un expert, si qq’un peut répondre, un grand merci d’avance