Crash mortel d’un Pilatus PC-6B dans la banlieue de Nancy.

L’avion venait juste de décoller de l’aéroport de Nancy-Essey. Ce dimanche 28 juin 2026 en fin de matinée un Pilatus PC-6B Turbo Porter civil s’est écrasé dans un quartier résidentiel de la commune de Tomblaine dans le département de Meurthe-et-Moselle. Les onze personnes à bord de l’avion sont décédés dans le crash. Le monomoteur turbopropulsé de construction suisse réalisait un vol aux profits de parachutistes sportifs locaux, avec cinq moniteurs et cinq élèves à bord.

Il était 11 heures du matin quand l’avion s’est élancé de la piste 03/21 de l’aéroport de Nancy-Essey avec ses parachutistes civils à son bord. Pour une raison encore inconnu l’appareil a décroché durant sa phase ascendante avant de venir violemment percuté le sol au niveau d’un quartier résidentiel de la commune meurthoise de Tomblaine. Fort heureusement l’avion n’a heurté aucune habitation ni aucun piéton dans sa chute.
Les services de secours, déployés en très grande nombre, se sont rapidement rendus sur place.

Malheureusement que ce soit le SAMU nancéen autant que les sapeurs-pompiers du SDIS 54 ils n’ont rien pu faire pour le pilote et ses dix passagers, tous tués sur le coup. La Police Nationale avait déjà bouclé le secteur, un important périmètre de sécurité étant mis en place. L’une des craintes des services de secours concernait un risque d’embrasement de l’avion écrasé avec propagation à la végétation avoisinante. Lors du crash le département de Meurthe-et-Moselle était toujours en vigilance rouge à la canicule.

Sur l’avion en question on sait qu’il s’agissait d’un Pilatus PC-6B Turbo Porter de la série PC-6B2/H4 immatriculé en Allemagne D-FIPS. Porteur du numéro de série 874 il avait été produit en mars 1991 et opérait depuis plusieurs années pour le compte du transporteur français KIAS Airlines. Il appartenait pourtant depuis 2007 à l’entreprise allemande Classic Wings GmbH. Cet avion n’avait jusque là connu aucun incident majeur.

C’est désormais aux experts enquêteurs du BEA, le fameux Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile, d’établir les faits ayant conduit à ce drame. Eux, et eux seuls, pourront dire ce qui s’est passé et non les «experts» de plateaux télé et de réseaux sociaux. Le gel de la zone du crash par les policiers nancéens en amont de leur arrivée est essentiel au travail d’investigation.
Rappelons que le Pilatus PC-6B Turbo Porter est un des avions références dans le monde pour l’accueil de parachutistes civils et militaires à l’entraînement. En France quelques-uns volent également pour le compte de l’Armée de Terre.

Affaire à suivre.

Photos © Agence France Presse


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

3 réponses

  1. Quel drame! Paix à leurs âmes. Le Pilatus s’est écrasé, à ce que j’ai pu lire, environ 300 m après le bout de piste…

    Et n’en déplaise (possiblement) à Arnaud: ce Pilatus embarquait tout de même 11 personnes plus le matos (les parachutes) , donc à peut de choses près à la charge maximale autorisée. Tout ça par météo caniculaire, donc avec une portance de l’air amoindrie. Cela rappelle l’accident (heureusement sans perte de vie humaine) du Sirrocco il y a quelques semaines…

    C’est terrible.

      1. Parce-ce qu’à la lecture de votre article, et en rédigeant mon petit commentaire, j’entrevoyais déjà l’erreur (maousse) de pilotage qui a provoqué cet effroyable accident. (le Pilatus semble être tombé très brusquement, ce qui renforce l’hypothèse d’un décrochage plutôt qu’une panne de moteur). La FFP a qualifié ce matin de « pure folie » que de prendre en charge 5 tandems dans un Pilatus par cette chaleur. Et cela m’a fait remonter pleins de souvenirs dont un refus de faire un saut (mon premier) en tandem avec ma future épouse sur l’aérodrome de Pujaut pour cause assurantielle*: impossible de se couvrir, en cas de pépin, à la hauteur de l’encours des prêts que j’avais sur le dos même avec un supplément à régler.
        Ex pilote de planeur, la phase de décollage est très délicate au départ (jusqu’à atteindre environ 70-100 m d’altitude), car on a qu’une fraction de seconde pour réagir (et adopter la meilleure solution) en cas de détachement/casse du câble de remorquage ou de treuillage. Un planeur vole très bien, c’est fait pour. Un demi-tour pour se poser à contrepiste? On perd environ 50 m d’altitude. On ne rend pas la main en une fraction de seconde si casse en début de treuilée? Décrochage assuré dans les 2 secondes qui suivent et une abattée qui fait perdre une bonne cinquantaine de mètres… En général il faut se remettre en ligne de vol, sortir les AF et se poser droit devant ou en oblique sur ce qui reste de terrain d’aviation. Le Pilatus était déjà sur zone habitée… Vraiment une tragédie.

        * le saut en parachute c’est très particulier sur le plan assurantiel car ce n’est pas considéré comme un transport (contrairement au vol en montgolfière ou en ULM etc): c’est quitter VOLONTAIREMENT un avion en plein vol. Aucune assurance standard ne couvre ça, même celle d’une CB très haut de gamme qui paye le saut… Il y a une dizaine d’années, l’indemnité prévue en cas de décès lors d’un saut d’initiation était une somme forfaitaire de 15 k€.

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