Aermacchi MB-326K

Fiche d'identité

Appareil : Aermacchi MB-326K
Constructeur : Alenia Aermacchi S.p.a.
Désignation : MB-326K
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN :
Variante : MB-336
Mise en service : 1974
Pays d'origine : Italie
Catégorie : Avions d'attaque
Rôle et missions : Avion d'attaque au sol et d'appui tactique rapproché

Sommaire

“ L'avion d'attaque italien apprécié en Afrique ”

Histoire de l'appareil

Si entre le début des années 1940 et le milieu des années 1960 la possession de jets de combat, chasseurs ou avions d’attaque, était réservée aux seules pays riches cela changea petit à petit à partir du début des années 1970. La présence d’avions déjà d’anciennes générations mais aussi le développement de machines moins onéreuses permirent de démocratiser l’avion à réaction. Les forces aériennes de pays émergents mais aussi de pays de ce que l’on appelait alors avec dédain le tiers monde purent s’en doter. Et l’un des premiers avionneurs à avoir compris cela fut Aermacchi en Italie avec son monoplace d’attaque légère et d’appui MB-326K.

C’est au début de l’année 1969 qu’Aermacchi décida de se lancer dans le développement d’une version monoplace de son avion d’entraînement MB-326G. Le marché des avions d’attaque au sol et d’appui tactique rapproché était alors émergent et le constructeur italien comptait bien damer le pion aux avionneurs américains, britanniques, et français mais aussi à ceux du bloc communiste. À cette époque le MB-326 avait déjà été produit à plus de 450 exemplaires en un peu moins de dix, signant là un succès remarquable.

Le MB-326G qui servit de base était la version finale de l’avion d’entraînement, rallongée d’un peu moins de trois centimètres et disposant d’une avionique améliorée. Le nouvel avion reçut la désignation de MB-336 et fut présenté sous forme d’un maquette à l’échelle 1 lors du Salon du Bourget 1969. L’avion intéressa immédiatement plusieurs pays parmi lesquels l’Arabie Saoudite, l’Argentine, Dubaï, et le Zaïre. En parallèle les ingénieurs travaillaient sur le prototype. La place arrière fut comblée et servit de baie avionique tandis que deux canons DEFA 553 de calibre 30 millimètres alimentés par 125 obus chacun étaient montés sous le fuselage. Ces armes de facture française équipaient alors le chasseur Dassault Mirage F1. Les réservoirs d’extrémités de voilures furent généralisés et une charge offensive composée aussi bien de bombes lisses que de roquettes en paniers fut prévue, à concurrence de 1800 kilogrammes. Cependant la charge de combat standard était annoncée à 1000 kilos.
Le premier vol de ce prototype intervint le 22 août 1970.

Après quelques hésitations Aermacchi proposa son MB-336 avec un réacteur britannique Rolls-Royce Viper 623 Mk-43 de 1815 kilogrammes de poussée, sans postcombustion.
Malgré d’excellentes présentations internationales l’avion peinait à trouver sa clientèle alors que dans le même temps le biplace d’entraînement MB-326 poursuivait sa brillante carrière. En 1973 il fut décidé de changer la désignation de l’avion d’attaque. Le MB-336 disparaissait au profit du MB-326K, marquant ainsi une véritable filiation entre les deux aéronefs.
Et cela marcha puisqu’en avril 1974 que Dubaï concrétisa son intérêt pour l’avion en achetant trois exemplaires. À la demande du petit émirat l’avionneur adapta son avion à l’emport et au tir du missile antinavire Nord AS-12. Grâce à ses trois jets Dubaï put commencer à contrôler le flux maritime dans ses eaux territoriales et notamment à l’approche du très stratégique détroit d’Ormuz. Ses avions furent désignés MB-326KD.

La même année la South African Air Force passa commande d’une version désignée MB-326KA dont sept exemplaires furent produits en Italie et quatre-vingt-treize supplémentaires furent construits localement par Atlas. En Afrique du Sud les MB-326K furent désignés Impala Mk-2.
Ces avions furent très rapidement engagés pour des missions d’attaque et d’appui contre les forces angolaises lors de la guerre des frontières. Ils volaient régulièrement aux côtés des Blackburn Buccaneer S Mk-50 bien plus puissants pour lesquels ils marquaient les cibles grâces à des roquettes au phosphore. Durant ce conflit huit des cent MB-326KA/Impala Mk-2 furent perdus en opération, dont trois du fait de la DCA et deux abattus par des chasseurs Mikoyan-Gurevitch MiG-21 Fishbed angolais.

En 1975 le Zaïre acheta six Aermacchi MB-326KZ tandis que l’année suivante le Ghana en fit de même avec quatre MB-326KG puis la Tunisie fin 1976 avec sept MB-326KT.
Hormis donc les trois avions émiratis de Dubaï tous les MB-326K volaient en Afrique. À l’exception cependant du prototype et de l’avion de présérie qui avaient été pris en compte par l’Aeronautica Militare comme appareils de soutien aux essais en vol, et donc jamais employés en opérations. En Italie justement des essais d’armement furent menés en 1980-1981 afin de voir si le MB-326K pouvait jouer les chasseurs légers. On testa l’emport de deux missiles AIM-9 Sidewinder américains puis de deux R-550 Magic français. Ls résultats ne furent brillants ni avec l’un ni avec l’autre et Aermacchi en resta là dans le développement du MB-326K.

Il faut dire que l’avionneur cherchait déjà à lui donné un successeur malgré un succès international très relatif. Le futur avion était désigné MB-339K Veltro et dérivait évidemment du tout nouveau MB-339. À la différence de l’Aermacchi MB-326K celui ci ne connut jamais la construction en série.
Affrontant sur le marché des BAC Strikemaster britanniques et des Cessna A-37 Dragonfly américains bien implantés l’avion italien d’attaque a pourtant réussi à marqué son temps. Le Ghana a retiré du service le dernier d’entre eux fin 2011.

 

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Photos du Aermacchi MB-326K

Caractéristiques techniques

Modèle : Aermacchi MB-326KD
Envergure : 10.85 m
Longueur : 10.67 m
Hauteur : 3.72 m
Surface alaire : 19.35 m2
Motorisation : 1 réacteur Rolls-Royce Viper 623 Mk-43
Puissance totale : 1 x 1815 kgp. sans post-combustion
Armement : Deux canons de 30mm et jusqu'à 1800kg de charges externes : bombes lisses, roquettes en paniers, et missiles antinavires AS.12.
Charge utile : -
Poids en charge : 5897 kg
Vitesse max. : 890 km/h en configuration lisse
Plafond pratique : 9500 m
Distance max. : 1025 Km avec 1000kg de charge offensive
Equipage : 1
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Profil couleur

Profil couleur du Aermacchi MB-326K

Plan 3 vues

Plan 3 vues du Aermacchi MB-326K
Fiche éditée par
Arnaud
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Vidéo du Aermacchi MB-326K

Décollage d'un Aermacchi MB-326K de collection en Italie.