FICHE DESCRIPTIVE

Appareil : Fairey Hendon
Constructeur : Fairey Aviation Company Limited
Désignation :
Nom / Surnom : Hendon
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1936
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Bombardiers avant 1950
Rôle et missions : Bombardier moyen nocturne

HISTOIRE

Fairey Hendon :
Le premier bombardier monoplan de la Royal Air Force”

L’industrie aéronautique de Sa Majesté a profondément marquer l’histoire de l’aviation ! Dans le domaine militaire ses bombardiers et chasseurs sont restés souvent comme des modèles du genre. Dans la première catégorie on pense bien évidemment à des machines comme le biplan Hawker Hind ou les monoplans Avro Lancaster et Vickers Valiant pour ne citer qu’eux. Pourtant comme d’autres nations elle connut ses échecs. Certains ne dépassèrent pas le stade expérimental à l’images des Tarrant Tabor et Westland PV-7, d’autres furent construits en série. Parmi ces bombardiers britanniques ratés ayant connus le service l’un des plus notables reste le Fairey Hendon.

Au cours de le seconde moitié des années 1920 l’Air Ministry comprit que ses bombardiers entrés en service quelques années plus tôt se dépréciaient très vite. Diverses études furent lancées car un dilemme existait alors en Grande Bretagne, mais également aux États-Unis ou en France : conserver des biplans ou adopter des monoplans. Ne souhaitant pas trancher ses dirigeants décidèrent de laisser les ingénieurs seuls maîtres de leurs conceptions.
La Specification 19/27 fut émise en ce sens : elle prévoyait l’acquisition par la Royal Air Force d’une soixantaine d’avions destinés au remplacement des Handley-Page Hinaidi et des Vickers Virginia alors en dotation. Le futur avion devait être un bombardier de nuit bimoteur.

Plusieurs avionneurs se mirent alors sur les rangs : Avro, Bristol, Fairey, Handley Page, et Vickers. Ce dernier proposait rien moins que quatre avant-projets. Finalement seul Bristol se vit rejeté immédiatement. Un prototype fut commandé à chacun des constructeurs restant, pour Vickers il s’agissait de son Type 150.
Très rapidement pourtant l’avion proposé par Fairey se détacha du lot par sa modernité supposée. Il était le seul monoplan.

Les avions en compétition reçurent les désignations d’Avro Ava Mk-II, étant une forme rajeunie de l’Ava Mk-I refusé quelques années plus tôt dans le cadre d’un programme de bombardier torpilleur bimoteur demeuré sans suite, de Fairey Hendon, et Handley Page Heyford, et de Vickers Vanox. En 1929 l’Ava fut de nouveau rejeté, tandis que le Vanox le suivait aux oubliettes.
Fairey Hendon et Handley Page Heyford étaient désormais seuls en lice. Et chacun avait ses défenseurs et ses détracteurs.

Le prototype du Fairey Hendon fut assemblé au cours de l’année 1930. Il se présentait sous la forme d’un monoplan à aile médiane de construction mixte. Sur un fuselage et une voilure en tubes d’aciers une toile fut tendue afin de rigidifier la machine. L’avion était doté d’un train d’atterrissage classique fixe caréné et d’un empennage double dérive. La propulsion était assurée par deux moteurs à neuf cylindres en étoile Bristol Jupiter Mk-VIII d’une puissance unitaire de 460 chevaux entraînant chacun une hélice bipale en bois.
L’armement défensif de ce bombardier consistait en trois mitrailleuses mobiles Lewis de calibre 7.7mm montées en positions avants, dorsales, et arrières. Sa charge offensive se composait de 750 kilogrammes de bombes en soûtes.
C’est ainsi que l’avion réalisa son premier vol le 25 novembre 1930, soit près de cinq mois après son principal concurrent.

Chose inattendue, l’Air Ministry déclara les deux avions vainqueurs ! Le Handley Page Heyford devenait un bombardier lourd diurne et le Fairey Hendon un bombardier moyen nocturne. Pourtant tout ne se passa pas comme prévu.
En mars 1931 le prototype du Hendon s’écrasa à l’atterrissage. Les enquêtes d’experts démontrèrent rapidement que la motorisation était en cause. Fairey décida d’en changer.
Adieu les moteurs en étoiles et bonjour ceux en V. Le choix se porta sur des Rolls-Royce Kestrel Mk-III de 525 chevaux chacun entraînant des hélices tripales en métal.
Des différents s’engagèrent alors entre l’avionneur, son nouveau motoriste, et l’Air Ministry. Résultat le programme faillit être annulé à trois reprises avant qu’enfin en mai 1934 le contrat fut signé pour un premier lot de quatorze machines désignés Hendon Mk-II.

Pourquoi Hendon Mk-II et non Hendon Mk-I ?
Simplement parce que le Hendon Mk-I était le prototype remotorisé avec les Kestrel Mk-III et que le Hendon Mk-II était la version de série dotée de moteurs Kestrel Mk-VI plus puissants… et plus onéreux. Le motoriste avait fait pression sur la Royal Air Force pour qu’elle accepte ce second moteur. Fairey avait du céder.

Alors même que Fairey commençait l’assemblage de ses deux premiers Hendon de série les premiers Handley Page Heyford étaient déclarés opérationnels par la RAF. Ce qui n’inquiéta pas l’avionneur, sûr de lui. Ses dirigeants s’appuyaient sur le fait que les deux bombardiers ne matchaient plus dans la même catégorie. Pourtant à l’Air Ministry beaucoup se montraient sceptique vis-à-vis du monoplan. C’est la raison pour laquelle un éventuel second contrat pour soixante-deux machines supplémentaires fut tout bonnement enterré par les autorités britanniques.

Au final c’est en novembre 1936 que l’avion fit son apparition dans les rangs de la Royal Air Force. Le Fairey Hendon était alors le tout premier bombardier monoplan à porter les couleurs de l’aviation britannique. Sans être révolutionnaire il se révéla rapidement être une machine agréable à piloter même si ses atterrissages étaient souvent considérés comme délicats. D’ailleurs sur les quatorze machines construites les deux Hendon Mk-II perdus le furent lors de crash au retour d’une mission, une fois le plancher des vaches retrouvé.

Début octobre 1938 au retour de la conférence de paix de Munich les généraux de la Royal Air Force étaient convaincus qu’une guerre contre l’Allemagne hitlérienne était inévitable. Ils décidèrent alors de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière de leur flotte de bombardiers. Et tout naturellement les Fairey Hendon Mk-II étaient les premiers sur leur liste. Face à des avions aussi modernes que les Armstrong-Whitworth Whitley, Handley Page Hampden, ou encore Vickers Wellington alors en phase d’entrée en service l’avion de Fairey ne faisait plus le poids. C’est d’ailleurs des Wellington Mk-I qui les remplacèrent en janvier 1939.

Le Fairey Hendon n’eut donc qu’une carrière de vingt-six mois dans la Royal Air Force. Enfin oui et non. Car six avions furent prélevés sur les stocks destinés à la ferraille et expédiés dans une école militaire d’électriciens et de radioélectriciens. Quatre y servir de plastrons statiques tandis que les deux autres servaient de stocks de pièces détachées. Ils furent finalement détruits fin 1943 car totalement obsolètes, même dans ce rôle scolaire.

Malgré donc ses défauts et sa gestation particulièrement longue et délicate le Fairey Hendon est resté dans l’histoire comme étant le premier bombardier monoplan de la RAF. Pour la petite histoire le Heyford répondant à la même Specification fut retiré du service plus d’un an et demi après le Hendon.
De nos jours il ne reste plus rien de cet avion, aucun n’a été préservé.

 

Publicité

PHOTOS

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Modèle : Fairey Hendon Mk-II
Envergure : 31.00 m
Longueur : 18.52 m
Hauteur : 5.68 m
Motorisation : 2 moteurs en V Rolls-Royce Kestrel Mk-VI
Puissance totale : 2 x 600 ch.
Armement : Trois mitrailleuses mobiles de calibre 7.7mm et 750kg de bombes.
Charge utile :
Poids en charge : 9072 kg
Vitesse max. : 245 km/h à 1850 m
Plafond pratique : 6500 m
Distance max. : 2150 Km à charge maximale
Equipage : 5
[...] Passez dans le comparateur...

PLAN 3 VUES

Plan 3 vues du Fairey Hendon

PROFIL COULEUR

Profil couleur du Fairey Hendon

VIDÉO

Actuellement aucune vidéo n'est disponible dans nos bases de données