FICHE DESCRIPTIVE

Appareil : Mitsubishi K3M ‘Pine’
Constructeur : Mitsubishi Jukogyo K. K.
Désignation : K3M
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN : Pine
Variante : Ki-7, MS-1
Mise en service : 1931
Pays d'origine : Japon
Catégorie : Avions d'entraînement
Rôle et missions : Avion d'entraînement basique et intermédiaire, de liaison, de transport léger

HISTOIRE

Mitsubishi K3M ‘Pine’ :
Le très polyvalent monomoteur léger de l'aéronavale nippone”

Celles et ceux qui se passionnent pour l’histoire aéronautique de la Seconde Guerre mondiale le savent bien : cette période fut riche en modèle d’avions, d’autogires, et d’hydravions, puis vers la fin du conflit d’hélicoptères. Des machines diverses qui ne servaient pas exclusivement à la chasse, au bombardement ou à la reconnaissance. Parmi ces machines figuraient quelques avions polyvalents utilisés pour des missions de soutien ou de support à l’instar des avions d’entraînement. Un des plus étonnants de cette période fut certainement le Mitsubishi K3M Pine japonais.

En 1929 l’état-major de la marine japonaise fit savoir qu’il recherchait un nouvel avion d’entraînement de base et intermédiaire destiné à ses pilotes d’aviation. Le nouvel appareil devait à l’horizon 1931-1932 remplacer les Yokosuka K2Y, en fait des Avro 504 britanniques construits sous licence. Trois avionneurs se mirent sur les rangs : Mitsubishi, Nakajima, et Watanabe. Mais seul le programme du premier de ces constructeurs, désigné Mitsubishi 4MS1, intéressa réellement les militaires qui le commandèrent en série avant même son premier vol.

Le nouvel avion, militairement désigné Mitsubishi K3M, avait des lignes particulièrement modernes pour son temps Il semblait avoir été inspiré par le célèbre Ryan NYP, le Spirit of Saint Louis de Charles Lindbergh. Les équipes de Mitsubishi s’étaient entourées de deux designers américains ayant auparavant travaillé chez Hamilton Metalplane sur le monomoteur de transport léger H47. Les différences entre les deux avions avaient l’air minimes extérieurement. Pour autant la maîtrise d’œuvre était placée sous la direction de Herbert Smith un ingénieur britannique ayant auparavant appartenu au personnel de Sopwith.

Extérieurement le Mitsubishi K3M1 se présentait sous la forme d’un monomoteur monoplan à aile haute haubanée. Assemblé en bois et métal il était propulsé par un moteur en étoile Hitachi d’une puissance de 304 chevaux entraînant une hélice bipale en bois. Conçu au départ comme avion d’entraînement mixte basique et intermédiaire spécialisé dans la formation des radio-navigateurs il pouvait emporter une charge légère de fret ou bien entre quatre et six passagers. Une particularité qui fit que l’avion fut également développé comme avion de transport léger et de liaisons. Son prototype réalisa son premier vol en septembre 1930.

Les premiers exemplaires de série K3M2 furent livrés en 1931. Assez proches du K3M1 expérimental celui-ci possédait cependant un train d’atterrissage renforcé et un empennage redessiné. Comme sur la version de développement l’avion n’emportait aucun armement.
Malgré des tentatives jamais le Japon ne réussit à placer son avion à l’export.

En 1933 apparut la version définitive Mitsubishi K3M3 dotée d’un moteur en étoile Nakajima Kotobuki type 2 d’une puissance de 588 chevaux. Une version spécifique de liaisons et de transport d’état-major désignée K3M3-L fut développée en même temps que sa sous-version civile MS-1 doté d’un moteur différent de 466 chevaux et totalement caréné dans le fuselage. Cette même année Mitsubishi transforma une vingtaine de K3M2 en hydravions à flotteurs. Il est à noter que trois MS-1 furent également construits sous cette architecture. L’aviation de l’armée s’intéressa un temps à l’avion, à qui elle donna la désignation de Ki-7. Cependant aucune production en série ne fut lancée. La production de l’avion s’éleva à 625 exemplaires, machines civiles et militaires confondues. Elle fut terminée en 1935 sans qu’aucun avion n’ait été vendu hors du Japon.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata le Mitsubishi K3M était encore le principal avion d’entraînement basique et de liaisons de l’aéronavale nippone. Les Alliés lui octroyèrent la désignation de Pine même s’il était rare que de tels aéronefs rencontrent la chasse américaine. Et c’était tant mieux pour les élèves-pilotes japonais tant leur avion d’instruction était lent et incapable de riposter.

Ils en firent d’ailleurs l’amère expérience à partir de la fin de l’année 1944 quand les avions américains commencèrent leurs incursions dans l’espace aérien de l’archipel. Quelques Mitsubishi K3M ont été descendus par les avions de l’US Army Air Force et de l’US Navy, des victoires sans gloire. Lorsque le Japon capitula après Nagasaki près de la moitié des Pine construits étaient encore en service. Plusieurs se mirent alors à voler sous les marquages propres à la reddition jusqu’au début du mois d’octobre 1945 assurant des missions de liaisons et de transport léger au profit des forces alliées.

Avion mal connu en Amérique du nord et en Europe le Mitsubishi K3M est symptomatique de ces machines simples, robustes, et bien pensées qui servirent du début à la fin du conflit. Un exploit quand on pense qu’en 1945 il avait quasiment quinze ans.

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PHOTOS

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Modèle : Mitsubishi K3M3 Pine
Envergure : 15.78 m
Longueur : 9.55 m
Hauteur : 3.82 m
Motorisation : 1 moteur en étoile Nakajima Kotobuki type 2
Puissance totale : 1 x 588 ch.
Armement : aucun
Charge utile : jusqu'à 6 passagers
Poids en charge : 2200 kg
Vitesse max. : 225 km/h à 1800 m
Plafond pratique : 6300 m
Distance max. : 750 Km à masse maximale.
Equipage : 3
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PLAN 3 VUES

Plan 3 vues du Mitsubishi K3M ‘Pine’

PROFIL COULEUR

Profil couleur du Mitsubishi K3M ‘Pine’

VIDÉO

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