Le Mirage F1 s’approche de la retraite

[Armée de l’Air] Le Mirage F1 s’approche de la retraite

Jusqu’au 28 février 2012 un détachement de l’Escadron de Reconnaissance 2/33 Savoie prend ses quartiers d’hiver en Corse, sur la BA-126 de Solenzara. Jusque là rien de très surprenant, tant le champs de tir Diana est un habituel rendez-vous pour la chasse et la reconnaissance française. Sauf que cette campagne, dédiée au tir air-air est l’ultime réalisée par des Mirage F1 aux couleurs de l’Armée de l’Air. Onze avions, neuf F1CR et deux F1B, accompagnés par leur lot de mécaniciens et de pilotes, vont s’entraîner au tir canon sur des cibles volantes tractées.

Ce sont des Alpha Jet qui vont jouer le rôle de « biroutiers« , tractant leurs cibles TAC-100, dans leurs conteneurs aux formes si explicites qu’elles valent aux avions tracteurs ce sobriquet si imagé et plein de gauloiserie. Six cents mètres de câble métallique avec au bout de grand panneaux de tissus, symbolisant les avions à abattre, voilà ce qui attend nos pilotes de Mirage F1.

Avec cette dernière campagne air-air c’est une page de l’histoire aéronautique française qui se tourne. C’est surtout le chapitre de l’aventure de ce drôle de Mirage aux ailes non delta qui se prépare à définitivement se clore dans notre aviation militaire. Un chasseur pas toujours bien compris, pas toujours bien accepté, mais qui a su du Tchad à la Libye, en passant par l’ex-Yougoslavie et l’Afghanistan se faire une place en or dans la chasse et la reco tricolores. Un avion qui finalement s’il n’a jamais eu l’aura d’un Mirage III ou d’un Rafale, aura au moins permit d’asseoir définitivement la place de la France dans le concert international des grands producteurs d’avions de combat. Car c’est là la clef pour comprendre ce Mirage F1 : c’est un champion de l’exportation.

Car si le F1 tire bientôt sa révérence sous nos cieux, il continue ailleurs de voler, notamment en Iran, en Espagne, ou encore au Gabon. Et à chaque fois il démontre toute les qualités d’un avion qui failli avoir un successeur agrandi… mais ça c’est une autre histoire.

Photo (c) www.avionslegendaires.net

5 COMMENTAIRES

  1. Ils ont été conçu pratiquement en même temps mais clairement Dassault à l’époque tablait sur une réussite du F1 pour lancer le F2 en France et donc à l’export. Le même genre de mésaventure que subit le Super Mirage 4000 malgré les succès du Mirage 2000.

  2. La Jordanie n’en aurait pas encore qq’uns (plus d’anciens espagnols ?)
    Et les Libyens, ils volent encore, ou on les a tous bombardé… ? 😉 !

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