Pour le coup on peut dire que les pilotes danois basés à Šiauliai en Lituanie n’ont pas chômé. Entre le lundi 9 avril et le samedi 14 avril 2018 inclus ils ont été sonné à quatre reprises pour aller identifier au-dessus de la Baltique des avions inconnus s’approchant dangereusement de l’espace aérien (souverain) lituanien. Il s’agissait à chaque fois d’avions militaires porteurs des marquages de nationalité russe. Bien évidemment à chaque fois les avions volaient transpondeur éteints, empêchant ainsi toute identification de leur nature par les opérateurs du contrôle aérien.

C’est d’ailleurs en raison de ces défaillances répétées dans le fonctionnement des transpondeurs de facture russe que les avions de combat des forces de l’OTAN engagés dans la mission Baltic Air Policing prennent si souvent les airs en alerte. En ce moment ce sont des General Dynamics F-16MLU Fighting Falcon danois qui assurent cette mission.
Ces monoréacteurs décollent armés de missiles air-air AIM-9 Sidewinder et AIM-120 AMRAAM bons de guerre.
Ce n’est pas la première fois qu’au cours de cette opération atlantiste des F-16 danois doivent intercepter un avion inconnu.

Si le détail exact de ces interceptions n’a pas été dévoilé par l’OTAN on sait seulement que deux d’entre-elles ont concernés des avions de transport tactique Antonov An-26 et la troisième un avion de surveillance et de patrouille maritime Ilyushin Il-38. Des avions régulièrement aperçus au plus près des côtes des états baltes, et toujours transpondeurs éteints. De là à penser qu’ils espionnent des nations appartenant à l’OTAN et à l’Union Européenne il n’y a qu’un pas.

Le plus inquiétant est que l’une des interceptions a concerné deux avions de combat Sukhoi Su-27. Que des avions comme les An-26 et l’Il-38 volent avec des transpondeurs défectueux c’est une chose mais des avions de chasse comme le Su-27, ça ne donne pas une très bonne image de l’industrie aéronautique russe et encore moins de son aviation de combat.
Après bien sûr les pilotes russes ont pu compter sur le professionnalisme et le sang froid de leurs homologues danois pour les remettre sur la bonne route et leur permettre de rejoindre l’enclave de Kaliningrad sans encombre. Mais bon il serait bien que la Russie puisse se débrouiller seule sans compter à chaque fois sur la chasse de l’OTAN…
Des transpondeurs ce ne sont pas les parties les plus délicates en avionique à développer ou à produire.

Photo © Wikimédia Commons.

6 COMMENTAIRES

  1. A force de constater tout ça on se croirrait de retour en 37 ou 38 avec un pay qui fein des bourdes et des défaillance pour estimer le niveau de ses voisins pour mieux les bastonner plus tard -_-

    Ca me surprend qu’il n’y ait pas déjà eu d’accident, j’entend par là des dégats occasionnés ou des grosses peurs O_o Même un russe ultra pro (et ses collègue) réfléchirait à deux fois avant de faire ses bétises si un jour il avait failli passer que ce fût a cause de l’un ou l’autre camps <_<

  2. Cet article manque de sérieux et d’objectivité.

    Il est évident pour n’importe quel observateur averti que les avions russes en question volaient avec leurs transpondeurs volontairement éteints pour attirer les intercepteurs de l’OTAN basés dans les pays baltes.

    Il s’agit simplement de chronométrer le temps nécessaire pour ces avions de l’OTAN pour intercepter la trajectoire des avions russes. C’est une simple technique de recueil de renseignements sur le degré de réactivité des intercepteurs (et éventuellement, une manière de recueillir des renseignements électroniques en écoutant les communications de l’OTAN et en observant les émissions des radars employés pour la détection et la direction des avions d’interception)., Cela est pratiqué par toutes les aviations militaires de quelque importance et de tout côté depuis des décennies.

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