La Vzdušné síly armády Ceské republiky veut en finir une bonne fois pour toutes avec ses hélicoptères issus de l’ère communiste et construits en URSS. Pour ce faire elle a décidé de lancer un vaste plan de modernisation de ses moyens héliportés lui permettant ainsi d’en finir avec l’intégralité de ses Mil Mi-8 et Mi-24, ainsi que les plus vieux de ses Mi-17. Pour cela c’est vers les hélicoptéristes occidentaux que la République Tchèque, membre de l’Union Européenne et de l’OTAN, a décidé de se tourner. Et c’est le constructeur américain Bell Helicopter qui pourrait bien être le premier à tirer son épingle du jeu !

En effet cette force aérienne a porté son choix comme futur hélicoptère d’assaut et de manœuvre sur le Bell UH-1Y Venom dont elle espère pouvoir acquérir douze exemplaires d’ici la fin de l’année. Ces biturbines ne sont actuellement en dotation que dans les rangs de l’US Marines Corps. Si le contrat est accepté par le congrès américain les hélicoptères seront livrés dans les mêmes conditions qu’aux forces américaines c’est à dire avec une capacité d’emport de mitrailleuses types gundoor de part et d’autres du fuselage et de paniers à roquettes non guidées.

Actuellement ce sont donc quatre Mil Mi-8 et cinq Mi-17 de première génération qui sont à remplacer, ainsi que dix-sept Mi-24. Les seize Mi-17-1Sh achetés entre la fin des années 1990 et le début des années 2000 jouiraient encore d’un répit pour quelques années.
Pour autant ces appareils assez récents ne sont nullement aux standards atlantistes, malgré les efforts consentis par les forces tchèques.
Les dix PZL W-3 Sokol, utilisés principalement pour des missions de recherches-sauvetages et d’évacuation sanitaires ne sont pas non plus concernés.

Si Bell Helicopter semble avoir quasiment remporté le programme pour le remplacement des Mi-8/Mi-17 de transport d’assaut et de liaisons il reste que la Vzdušné síly armády Ceské republiky doit également assurer la succession de ses deux Mi-8 de transport de hautes personnalités. Et là Airbus Helicopters et Sikorsky ne comptent sûrement pas se laisser voler la vedette. Des machines comme le H225 Super Puma ou le S-92 Superhawk pouvant parfaitement remplir ce rôle, avec un léger avantage à l’hélicoptère européen déjà bien implanté sur ce micro-marché des hélicoptères VIP et VVIP étatiques.

Ensuite se posera la question des hélicoptères de combat.
Il est évident que la République Tchèque fera son choix d’hélicoptères en fonction de ses moyens financiers et éventuellement des aides de l’OTAN. Peu probable que des appareils aussi onéreux que le Tigre d’Airbus Helicopters ou encore l’Apache Guardian de Boeing ne soient choisis. Un marché tchèque qui pourrait tourner à l’avantage de machines plus rustiques comme l’AgustaWestland AW.129 Mangusta ou le Bell AH-1Z Viper. Ce dernier modèle revient quelque peu sur le marché. Quoiqu’il en soit des appareils qui apporteront une véritable plus value par rapport aux Mi-24 Hind utilisés jusque-là.

Photos © ministère tchèque de la défense.

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