C’est véritablement une bonne à tout faire que l’armée australienne voit partir à la retraite en cette seconde moitié d’octobre 2018. L’Australian Army Aviation s’est séparée de ses vingt-neuf derniers exemplaires du Bell 206B Kiowa en service depuis le début des années 1970. Des hélicoptères qui s’ils étaient officiellement affectés à l’entraînement et aux liaisons savaient remplir bien d’autres missions. Ils sont remplacés désormais par les premiers des quinze Airbus Helicopters H135M commandés, des hélicoptères européens partagés avec la Royal Australian Navy.

Car lorsqu’ils sont entrés en service en 1971 ces Bell 206B étaient en fait très proches dans leur définition des OH-58B Kiowa en service alors dans l’US Army, et qui avaient notamment participé aux opérations au Vietnam. C’est d’ailleurs pour cela que malgré leur désignation civile ces hélicoptères vont adopter leur nom de baptême bien plus guerrier.
Et très vite ils vont être transformés localement en recevant un système de double commande leur permettant de remplacer les vieux Bell 47G en service depuis 1951 et désormais obsolètes. Pour autant les Kiowa australiens conservent alors leur livrée camouflée typique.

Au cours des années 1980, 1990, et 2000 ils sont même de tous les déploiements internationaux de l’Australie. On en voit au Timor oriental mais aussi en Indonésie ou même au Sri Lanka après le tsunami de 2005. Et dans ces missions humanitaires les Bell 206B australiens font ce qu’ils savent le mieux faire : à peu près tout ! Du commandement aéroporté à l’évacuation sanitaire en passant par le transport d’équipes de journalistes du monde entier, dont une de France 2 !
En 2009 ils sont modernisés à l’aide d’un GPS et d’un nouveau système de communication mais avec 38 années de service actif ils commencent à sérieusement accuser le poids des ans.

D’autant que les militaires australiens regardent déjà à son remplacement. Plusieurs hélicoptères sont alors en lice. On parle alors de l’AgustaWestland AW.109P Power, du Bell 427, ce sera finalement l’Airbus H135M qui sera sélectionné et commandé à quinze exemplaires pour les besoins conjoints de l’armée et de la marine australiennes. Sauf que le biturbine européen ne devrait remplir que des missions d’entraînement. Quid alors de tout le reste ? Bah c’est un grand saut dans l’inconnu.

Quoiqu’il en soit ce vieux serviteur risque bien de manquer à plus d’un pilote de voilure tournante en Australie, tant par sa robustesse que par sa simplicité d’emploi et bien entendu pas son extrême polyvalence. Pas sûr que son successeur européen soit capable d’en faire autant !!!

Photo © ministère australien de la défense.

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5 COMMENTAIRES

  1. Bonjour
    Dans l’article, il est mentionné le H-135M au début et le H-145M à la fin…Du coup,c’est lequel,celui qui est retenu?
    Merci d’avance et longue vie à avions légendaires

  2. Espérons que ces jolis appareils trouveront une seconde vie dans le civil, les tâches de servitude et les pilotes professionnels / amateurs ne manquent pas dans le bush australien !

    • Oui indubitablement ces hélicos rustiques ont encore du potentiel. Et en effet il ne serait pas surprenant d’en voir un ou deux survoler dans quelques années l’outback australien.

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