Les nouveaux avions de combat de la Royal Air Force prennent de plus en plus leurs marques. En ce début de semaine les pilotes britanniques ont réalisé à bord de leurs F-35B Lightning II une série d’exercices de défense aérienne et de ravitaillement en vol en compagnie d’avions de l’Armée de l’Air et de l’US Air Force. Un exercice plutôt assez logique quant on sait que ces deux forces aériennes sont les plus proches en fait de la Royal Air Force. Des vols qui se sont déroulés sous l’œil (et l’objectif) de photographes officiels.

Le présent dans la RAF : Lightning II et Voyager.

C’est au-dessus des comtés de Norfolk et de Suffolk, les deux les plus orientaux de Grande Bretagne, que cette série d’exercices s’est déroulée. Pour l’occasion les Lockheed-Martin F-35B Lightning II du N°617 Squadron de la Royal Air Force ont croisé deux types d’avions de combat ayant largement fait leurs preuves parmi leurs alliés.
Tout a commencé avec les Boeing F-15E Strike Eagle du 48th Fighter Wing américain. Les véritables camions à bombes de l’US Air Force in Europe étaient accompagnés d’un ravitailleur en vol Boeing KC-135R Stratotanker. Ce dernier appartenait au 100th Air Refueling Wing.

Même si le F-15E Strike Eagle est un avion sans cesse moderniser il faut remarquer que c’est véritablement un avion d’ancienne génération vis à vis du F-35B Lightning II. Mais là où le fossé technologique s’est véritablement fait ressentir c’est lorsque les pilotes britanniques ont été obligé de se ravitailler sur l’un des vieux KC-135R Stratotanker basé à RAF Mildenhall.
Car en fait dans les deux cas il s’agissait d’avions américains stationnés dans l’est de l’Angleterre.
À l’avenir il n’est donc pas inenvisageable que les pilotes de Lightning II de la RAF doivent en mission du quotidien, hors exercice, faire appel aux réserves de carburants de ces vieux ravitailleurs américains.

Lightning II britannique et Strike Eagle américain.

La seconde partie de l’exercice a permis aux pilotes britanniques de confronter leurs nouveaux chasseurs multi-rôles à celui qui est actuellement encore unanimement considéré comme l’avion de combat le plus polyvalent du Vieux Continent : le Dassault Aviation Rafale. Et pour l’occasion c’était l’Escadron de Chasse 2/30 Normandie-Niemen qui avait traversé la Manche pour venir se frotter à l’avion furtif de nouvelle génération.
Afin de soutenir cette partie de l’exercice la Royal Air Force avait déployé un de ses Airbus Defense & Space Voyager KC Mk-2, c’est à dire le ravitailleur en vol standard de l’aviation britannique.

La photo de classe de l’exercice !

Une série d’exercices réalisé dans la même journée qui aura notamment permis aux équipages américains et français de s’habituer à voler en patrouille aux côtés des tous nouveaux Lightning II britanniques. Un exercice de style qui pourrait bien devenir assez fréquent dans les mois et surtout années à venir.
Il est à signaler que les photographes de la RAF s’étaient installés en place arrière de deux jets d’entraînement BAe Hawk T Mk-1 du N°100 Squadron, l’unité d’Agressors de l’aviation de Sa Majesté.

Photos © Royal Air Force.

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8 COMMENTAIRES

    • Il veut tout simplement dire que le Rafale même avec des évolutions et nouveaux standards sera largué au niveau technologique dans moins d’une décennie. Les pays européens s’équipent de plus en plus de F-35 ( UK, Italie, Belgique, Pays-bas, Danemark, Norvège ) et la l’armée de l’air risque d’être déclassé par rapport a ses alliés européens car les avions ne jouent pas dans la même catégorie. Le F-35 est beaucoup plus avancé. Les règles d’engagement ne seront plus les mêmes. Ce n’est pas moi qui le dit mais le général Lanata. Et oui les deux avions ont 20 ans d’écart.

        • Le F35 en est au tout début de sa vie, sa mise en service sans cesse retardée par la longueur et la complexité de sa mise au point n’y est pas étrangère.
          Or le Rafale est lui un appareil déjà mature, et à bien des égards plus classique : un bon avion à la base, que l’on bourre de technologie évolutive pour l’adapter à son temps.
          Il peut certes évoluer, mais ne soyons pas dupes, ce sera à la manière du F16 : nouveau radar, MICA NG / Meteor, nouvelle motorisation, amélioration de l’avionique et du système d’autoprotection, réservoirs conformes de fuselage, pod TALIOS….
          Donc même s’il restera un appareil tout à fait performant, adapté à nos besoins et aux menaces, il ne rattrapera pas le F35, conçu plus tard, et donc avec un temps d’avance.
          Même de l’aveu de l’USAF, le sacro-saint F22, contemporain du Rafale, est largement surclassé technologiquement par le F35 (attention, je ne parle pas là de performances aéronautiques pures, hein).

          Je pense que c’est d’ailleurs sur ce point que beaucoup se font piéger ; le F35 n’est pas un « excellent avion » au sens où on l’entend depuis des décennies, c’est-à-dire quand on le confronte en combat tournoyant aux autres appareils (dans des exercices aux règles complexes avec handicap / ou armement et furtivité peuvent être dégradés, soit dit en passant). Sur ce point, il peut passer pour une diva pataude qui se fait croquer par un F16 plus agile. Les retards et surcoûts du programme sont eux aussi indéniables, c’est un gouffre financier. Bref il y de quoi nourrir les scepticismes.

          Mais technologiquement parlant, c’est un « game changer », une plateforme intelligente qui interagit avec le pilote et son environnement comme aucun autre appareil avant lui. On commence à entendre pas mal de pilotes US / Euro qui témoignent favorablement sur cet appareil, l’utilisation qu’en fait -officieusement- Israël semble pour l’instant très satisfaisante, et le faible taux d’incidents / accidents compte tenu du nombre d’appareils volant et de la jeunesse du programme, tendent à décrédibiliser l’argument de la non-viabilité / fiabilité.
          Peut-être pas un excellent avion stricto sensu, mais un outil aérien technologique du futur, à n’en point douter. C’est moins sexy j’en conviens, mais l’aviation de chasse du 21° siècle se réinvente en ce moment, le successeur du Rafale sera de ceux-là.

  1. Le F-35 est reconnu pour son faible rayon d’action. Pour la défense de l’immense du ciel canadien le F-35 ne convient absolument pas. Malheureusement, ce gros défaut ne sera pas pris en compte par nos savants décideurs à Ottawa lors du choix du remplacent de nos CCF-118… Ceux-ci seraient incapables de gérer une concession d’un fast-food sans faire faillite.

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