L’information est passée quelque peu inaperçue mais n’est pas sans intérêt pour comprendre qu’à l’instar des policiers les sapeurs-pompiers français ont également pris la mesure de l’intérêt d’exploiter désormais des drones. Un engin télé-piloté a été utilisé cette semaine pour tenter de localiser d’éventuels survivants lors de l’effondrement de deux immeubles dans le 1er arrondissement marseillais. C’est à l’aide d’une caméra thermique couplé sur le drone que les sapeurs-pompiers ont tenté de trouver des traces de vie sous les décombres. Malheureusement 48 heures après le drame seules des dépouilles avaient été sorties.

Lorsque les deux immeubles de la rue d’Aubagne s’effondrent ce lundi 5 novembre 2018 au matin les femmes et les hommes du BMPM (le bataillon des marins-pompiers de Marseille) sont sonnés et décalent depuis la majorité des centres de secours de la cité phocéenne. Mais très rapidement le commandement et la préfecture décident de demander l’assistance du service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône. Ce dernier a en effet la charge des missions traditionnelles des sapeurs-pompiers dans tout le département sauf la ville de Marseille qui relève du BMPM.
Cependant il s’agit là pour les sapeurs-pompiers d’apporter une aide substantielle aux marins-pompiers dans deux missions particulières : la recherche directe de rescapés à l’aide de chiens et la reconnaissance aéroportée.

Pour cette dernière le SDIS 13 dispose depuis le centre de secours de Martigues d’une équipe spécialement équipée de drones et d’un véhicule 4×4 pleinement adapté à leur transport. Il ne faut alors que quelques dizaines de minutes à ces experts pour rejoindre Marseille et le quartier de Noailles où se joue ce drame. Une fois sur place les sapeurs-pompiers mettent en œuvre un de leurs engins avec une caméra thermique permettant de repérer les «tâches» de chaleur des rescapés. Malgré plusieurs heures d’utilisation au-dessus du périmètre le puissant équipement de reconnaissance n’a rien décelé qui puisse permettre d’espérer le sauvetage d’un ou plusieurs survivants.
Pour autant ce drone aurait permis de détecter au moins deux des six corps de victimes dégagés des décombres par les équipes de secours du BMPM et du SDIS 13.

Bien sûr les services de sapeurs-pompiers semblent encore timides dans le recours aux drones pour les missions se reconnaissance. Nonobstant la catastrophe de la rue d’Aubagne pourrait bien marquer un tournant et éveiller quelques consciences nouvelles dans ce corps de métier habituellement si prompt à s’adapter aux nouvelles technologies.
À suivre donc.

Photo © SDIS 13.

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