Bombardier a officiellement livré, le 20 décembre dernier à Montréal, le tout premier exemplaire de son luxueux avion Global 7500 qui se démarque de tous les autres avions d’affaires par sa taille et sa distance franchissable.

Avec 14200 km d’autonomie, il devance son principal rival soit le Gulfstream G650ER de 370 km tout en ayant une cabine plus longue d’environ 3 mètres, ce qui permet l’aménagement d’une chambre à coucher distincte doté d’un lit double ainsi que d’une salle de bain privée avec douche. Bien que le Global 7500 puisse accueillir jusqu’à 19 passagers, l’autonomie maximale est atteinte dans une configuration de huit passagers et quatre membres d’équipage, ce qui correspond à l’usage habituel de ce type d’appareil de grand luxe.

Avec une telle distance franchissable, le Global 7500 peut effectuer des vols sans escale de Montréal à Beijing ou de New-York à Hong Kong. Le Global 7500 requiert aussi une piste moins longue que ses rivaux pour atterrir et décoller. C’est un autre avantage important dans ce créneau car les clients veulent pouvoir utiliser les mêmes aéroports qu’avec des avions plus petits, comme un Challenger, afin d’être au plus près de leur destination finale.

Durant le programme d’essais en vol débuté en novembre 2016, le Global 7500 a dépassé les attentes des ingénieurs de Bombardier en matière de performances de décollage et d’atterrissage, affichant une nouvelle distance de décollage de 1768 mètres, et atteint une vitesse de Mach 0,995 seulement cinq mois après le début des essais en vol. Le Global 7500 est également conçu pour opérer à une altitude d’environ 15500 mètres, soit bien plus haut que la plupart des avions de ligne qui volent normalement autour de 10500 mètres. Voler plus haut permet d’éviter les corridors encombrés, mais aussi améliorer le confort des passagers en réduisant les turbulences.

En s’inscrivant tout en haut de l’échelle de luxe des avions d’affaires, Bombardier se donne aussi la possibilité d’améliorer sa marge de profit. Malgré un coût d’environ 95 millions $ (70 millions $ US) au prix de catalogue, un client désireux de s’en procurer un exemplaire devra patienter jusqu’en 2022 car le carnet de commandes est déjà plein jusque-là.

On peut certainement dire que l’année 2018 fut fertile en évènements chez l’entreprise canadienne Bombardier Aéronautique : alliance avec Airbus pour la suite du programme CSeries et annonce de la vente de sa famille Dash8 à Viking Air. Bombardier compte sur sa famille d’avions d’affaires Global pour renflouer rapidement ses finances mises à mal ces dernières années par les importants coûts de développement du CSeries.

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1 COMMENTAIRE

  1. On pourrait même dire que l’année 2018 a été une mauvaise année pour Bombardier aéronautique avec la perte du leadership sur le programme Cseries et la perte de la lignée dash.

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