C’est un juste retour aux sources pour le No.34 Squadron de l’aviation australienne. Ce vendredi 26 avril 2019 l’unité de transport de hautes personnalités de la Royal Australian Air Force a réceptionné le premier des trois triréacteurs d’affaire Dassault Aviation Falcon 7X. Des avions de dernière génération qui permettront à cette unité de maintenir un très haut niveau d’exigence. Les deux autres exemplaires doivent arrivés en unité d’ici un an.

Ce premier avion, codé A56-001 par la Royal Australian Air Force, ne sera pourtant pas opérationnel avant plusieurs jours. En effet les pilotes doivent terminer de se familiariser avec son pilotage, les mécaniciens ayant eux tous eu la chance de venir se former en France directement chez Dassault Aviation. Le premier vol officiel de ce Falcon 7X ne devrait pas intervenir avant au moins quinze jours. Ce qui laisse un peu de répit au Canadair CL-604 Challenger qu’il remplace. Mais surtout avec cette nouvelle machine les équipages australiens vont vraiment voir la différence.
Car le Challenger était configuré pour transporter onze passagers sur une distance d’environ 6250 kilomètres tandis que le Falcon 7X lui n’est pour quatorze passagers sur 11000 kilomètres. Un accroissement de rayon d’action très important et désormais une capacité pour le No.34 Squadron de rallier plus facilement les pays étrangers, comme les États-Unis ou l’Europe pourtant très éloignés de l’Australie.

En fait voler sur un jet d’affaire conçu à Saint-Cloud est loin d’être une nouveauté pour la Royal Australian Air Force, et pour cause. Son No.34 Squadron a utilisé à partir d’avril 1967 trois biréacteurs Mystère XX qui devinrent les premiers jets d’affaire en service au sein de la défense australienne. Ils remplaçaient en cela deux Hawker-Siddeley HS-748 à turbopropulsion, des avions peu adaptés aux missions de transport des hautes personnalités.
Ils furent remplacés en septembre 1989, en même temps que deux avions de ligne biréacteurs BAC One-Eleven par cinq Falcon 900. Et ce fut le début de l’âge d’or du transport dit de VIP dans l’aviation australienne. Les triréacteurs de facture française permettaient des allonges de rayon d’action jusqu’alors totalement inconnus aux pilotes australiens. Ils pouvaient franchir plusieurs milliers de kilomètres avec douze passagers à leur bord sans sourciller, et en volant plus vite que n’importe quel autre avion de transport ayant porté la cocarde au kangourou avant eux. Les Dassault Aviation Falcon 900 étaient devenus en quelques mois seulement les coqueluches des passionnés d’aviation dans les meetings aériens où ils étaient présentés quand ils ne volaient pas pour les autorités civiles et militaires du pays. Ils ont quitté le service actif en juillet 2002.

Il aura donc fallu attendre près de dix-sept ans pour voir revoler un aéronef Dassault Aviation frappé de la cocarde australienne. Les deux autres Falcon 7X livrés entre la fin de cette année et le début de l’année prochaine permettront la mise à la retraite des deux Boeing 737-700 BBJ utilisés depuis le début de ce siècle. À l’horizon 2020 donc les Dassault Aviation Falcon 7X seront les seuls avions autorisés à réaliser des missions au profit des hautes personnalités dans la RAAF.
Il faut souligner que le No.34 Squadron est habilité à assurer le transport de la reine Elizabeth II en sa qualité de chef d’état de l’Australie. Une souveraine anglaise à bord d’un jet français sous livrée australienne, c’est classe !

Photos © Keypublishing.

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3 COMMENTAIRES

  1. De plus, un 7X est plus facile à piloter que ses prédécesseurs, grâce aux commendes de vol électriques comme si l’on pilote un…Rafale!
    C’est sur ces terres australes que Serge Dassault avait fait ses premiers pas de vendeurs de Mirage III et de Mystère XX

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