Ils sont parmi les avions de chasse les moins connus de l’arsenal américain. L’US Naval Air Systems Command, c’est à dire l’aéronavale américaine, vient de moderniser les dix monoplaces General Dynamics F-16A Fighting Falcon encore en sa dotation afin d’augmenter leur potentialité d’environ 500 heures de vol. Des avions qui ont eu une histoire chaotique et qui aujourd’hui ne servent qu’au rôle d’Agressors. Désormais le Pentagone leur cherche un remplaçant.

Car ces General Dynamics F-16A Fighting Falcon n’ont pas du tout été achetés par l’US Navy au départ mais par la Pakistan Air Force. Nous étions alors dans les années 1980, au tout début de la carrière internationale du célèbre chasseur américain. Ils sont d’ailleurs au Block 15, le plus basique qui soit. Or ces monoréacteurs avaient été placés sous embargo par l’administration Reagan et passèrent quelques mois en stockage à Davis Monthan AFB.
Par la suite ils furent pris en compte par l’aéronavale américaine qui leur affecta le rôle de simuler les avions ennemis de type Mikoyan-Gurevitch MiG-21 Fishbed, MiG-23 Flogger, et MiG-29 Fulcrum. Nous étions alors en pleine (fin de) guerre froide.

Depuis le milieu des années 1980 donc ces dix F-16A, ainsi que quatre biplaces F-16B, jouent donc le rôle d’Agressors au sein de l’US Navy. Ils servent dans le Nevada, au sein du Naval Strike & Air Warfare Center.
Il est à signaler qu’entre avril 2015 et janvier 2017 ces avions furent «retirés du service» au profit de McDonnell-Douglas F/A-18A/B Hornet jugés plus à même de remplir cette mission. Pourtant le besoin en monoréacteurs légers était réel et après vingt mois d’absence les quatorze F-16A/B ex-pakistanais refirent surface dans la marine américaine. Désormais ils volent en compléments les uns des autres.
Mais les Fighting Falcon vieillissent !

Ce programme de modernisation s’appelle FalconUp. Et à la différence par exemple du MLU (pour Mid-Life Update) qui concerna les F-16A/B belges et néerlandais il ne s’agit pas de reprendre chaque avion à zéro mais bien d’améliorer ce qui est à améliorer, point par point et de laisser tel quel ce qui peut l’être. Après tout ces Fighting Falcon ne sont pas appelés à combattre mais à simuler des combats. La nuance ici est énorme.
Surtout FalconUp fait appel désormais à la technologie de l’imprimante 3D, permettant ainsi de produire des pièces détachées à moindre coût directement in-situ. Des kits spéciaux permettant de cibler la modernisation de l’avionique ont également été achetés par l’US Navy.
Il est à signaler que les quatre F-16B ne sont eux pas concernés par ce programme, en tous cas pas dans sa phase actuelle. Il faut dire que ces biplaces accumulent globalement environ 22% d’heures de vol en moins que les monoplaces. Ils sont donc moins usés.

General Dynamics F-16B Fighting Falcon sur le tarmac de NAS Fallon, son « home sweet home » dans le Nevada.

Désormais pourtant le Pentagone leur cherche un remplaçant à moindre coût. En effet les projections donnent ces vieux avions ex-pakistanais comme dépassés à l’horizon 2024. Le recours à la transformation de F-16C/D ex-US Air Force n’est pas impossible, plusieurs d’entre-eux étant stockés depuis des années dans le désert.

Photos © US Navy.

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