C’est une étape importante dans la vie d’un porte-avions. En quelques jours l’équipage de l’USS Gerald R. Ford a procédé aux qualifications d’appontage des pilotes des différents aéronefs devant servir à bord. Afin de rajouter du stress cela s’est déroulé dans l’Atlantique nord par une mauvaise mer. Et la très sensible catapulte électromagnétique n’a enregistré aucune défaillance.

Le dernier né des porte-avions de l’US Navy devrait donc pouvoir bientôt entamer ses patrouilles en Atlantique nord. Pour mémoire il s’agit du premier bâtiment de sa classe, qui devrait en compter au moins quatre. À son bord ce sont les avions et hélicoptères du Carrier Air Wing 8 qui opèrent. Un élément composé de neuf escadrilles :

  • La VFA-34 Blue Blasters sur avions de combat Boeing F/A-18E Super Hornet.
  • La VFA-37 Bulls sur avions de combat Boeing F/A-18E Super Hornet.
  • La VFA-97 Warhawks sur avions de combat Boeing F/A-18E Super Hornet.
  • La VFA-213 Black Lions sur avions de combat Boeing F/A-18F Super Hornet.
  • La VAQ-131 Lancers sur avions de combat Boeing EA-18G Growler.
  • La VAW-124 Bear Aces sur avions de surveillance Northrop-Grumman E-2D Hawkeye.
  • La VRC-40 Rawhides sur avions de transport Grumman C-2A (R) Greyhound.
  • La HSC-9 Tridents sur hélicoptères de soutien Sikorsky MH-60S Knighthawk.
  • La HSM-70 Spartans sur hélicoptères de combat naval Sikorsky MH-60R Seahawk.
Tous les modèles d’avions doivent être qualifiés, c’est la règle.

Histoire que cela ne se passe pas dans les meilleures conditions possibles les pilotes ont découvert le pont d’envol flambant neuf de l’USS Gerald R. Ford en traversant une tempête. Une de celles que l’Atlantique nord connait fréquemment en ce tout début de printemps. Elle a frappé le porte-avions américain les vendredi 20 et samedi 21 mars 2020. Malgré une mer démontée et des creux de vague atteignant trois mètres les opérations de décollage et d’appontage n’ont pas cessé. Et ce de jour comme de nuit. La stabilité est un des facteurs de ce nouveau navire, sur lequel les ingénieurs ont particulièrement planché.
Désormais les pilotes doivent être capable de voir leurs avions catapultés même par mauvaise mer, et donc y revenir. Ce qu’ils faisaient déjà, mais désormais avec beaucoup plus de sécurité. Apparemment l’USS Gerald R. Ford n’a pas tangué !

Le « charme » des qualifs de nuit !

C’est donc un arsenal puissant qu’il embarque. Mais finalement aussi assez monotone que l’on rencontre sur ce porte-avions durant ses premières croisières. Du Super Hornet et du Growler, donc autant dire quasiment à chaque fois le même avion. Les Hawkeye et Greyhound seront omniprésents au départ, comme depuis une cinquantaine d’années. Car d’ici quelques mois ou quelques années on devrait y croiser deux nouveaux modèles d’avions : le chasseur multirôle furtif Lockheed-Martin F-35C Lightning II et le convertiplane de transport Bell-Boeing CMV-22B Osprey. Ce dernier est actuellement en phase de tests au Texas.

Super Hornet parés au décollage.

Ces futurs avions ajouteront sans doute un peu d’originalité à bord. Ce qui ne sera pas pour déplaire aux aérophiles comme nous. En attendant ce sont de beaux joujoux sur lesquels volent les pilotes de l’aéronavale américaine.

Photos © US Navy.

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