Ça représente tout de même 75% de la flotte française de l’avion de Lockheed-Martin. Ce mardi 28 avril 2020 deux ravitailleurs en vol KC-130J et un avion-cargo C-130J-30 Super Hercules ont réalisé un exercice tactique ensembles. Une manœuvre aérienne qui les a conduit des bases aériennes d’Orléans à Évreux. Dans l’Armée de l’Air ces deux modèles d’avions sont appelés à être totalement interopérables les uns vis à vis des autres.

Les trois avions appartiennent à l’Escadron de Transport 2/61 Franche-Comté. C’est lui qui aligne l’intégralité des Lockheed-Martin C-130J-30/KC-130J Super Hercules de l’Armée de l’Air.

L’exercice en question avait pour but de valider des procédures communes de vols en formation à basse et moyenne altitude. Et pour commencer les trois avions ont décollé à une quinzaine de secondes d’intervalles l’un de l’autre. Le C-130J-30 était en position de leader, donc en vol en premier. Les deux KC-130J le suivaient de près. Après avoir quitté la Base Aérienne 123 d’Orléans ils ont pris le chemin du Mans et ont réalisé à proximité de cette ville une simulation de lâchers de troupes aéroportées. Puis en vol à basse altitude les trois quadrimoteurs à turbopropulseurs ont rejoints la Base Aérienne 105 d’Évreux.

Et là à quelques secondes d’intervalles de nouveaux ils ont atterri en mode posé d’assaut. Une technique qui permet aux équipages de minimiser les risques de tirs ennemis venant du sol. Une fois sur le tarmac normand ils ont redécollé pour rejoindre leur base de rattachement, toujours en formation serrée mais cette fois entièrement à basse altitude.
Entre leur départ de la BA 123 et leur retour les trois Super Hercules n’ont pas passé plus de deux heures en exercice. Autant dire qu’il fut dense autant pour les équipages que pour les mécaniques de ces avions ultramodernes.

Un cliché qui permet de mieux comprendre la distance entre les Super Hercules.

Ce type d’exercice permet de vérifier que les équipages sont parfaitement aptes à opérer en zone de combat. Car jusqu’à présent le gros des missions des Super Hercules français aura été au profit des soignants du Covid19. Un rôle très important mais assez éloigné de ce pourquoi ils furent commandés durant la présidence précédente. Il n’est pas impossible que cette manœuvre réalisée fin avril préfigure un déploiement à venir d’un ou deux de ces avions au Sahel ou bien en zone irako-syrienne.

Photos © Armée de l’Air.

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6 COMMENTAIRES

  1. La aussi, comme pour les Chinook, on peut dire ce que l’on veut, le matériel américain est d’excellente facture.

    De plus servis par des équipages de pro de l’armée de l’air, cela donne de très bons résultats.

    Heureusement que l’ancien gouvernement avait eu la bonne idée de faire cette commande.

  2. Les Super Hercules (et Hercules en cours de modernisation) comblent efficacement le vide entre les A400M et les Casas, mais le nombre de machines comme la disponibilité sont limités…. La ressource est donc comptée.
    I

  3. Je suis d’accord avec vous Steph.

    C’est pour cela qu’il faut faire accélérer les livraisons d’A 400 M dont nos armées ont réellement besoin. Que ce soit pour l’armée de l’air ou pour l’armée de terre qui est très demandeuse.
    Les C 130 en cours de modernisation, c’ est très bien.
    Mais n’oublions pas que les premiers ont été livrés en 1988 et qu’ils commence à avoir »de la bouteille ».
    Soit ont acheté d’autres C 130, qui est moins gros que les À 400 M où on fait vraiment accélérer les livraisons d’ À 400 M.

    L’objectif de 25 appareils en 2025 est trop juste. Il en faudrait au moins 30 à 33 pour avoir de la souplesse dans les Mco, les Opérations extérieures, l’entraînement au quotidien.
    Surtout qu’au Sahel c’est loin d’être fini. Donc on est sûrement là bas pour un bon moment et nous n’aurons pas toujours l’aide des Américains et des Anglais.

    • Sur les livraisons d’A400M n’oubliez pas qu’Airbus DS n’a pas que l’Armée de l’Air comme cliente. La Royal Air Force elle aussi est très attachée à l’avion-cargo européen, sans parler de nos voisins belges qui l’attendent comme certains le messie.

    • oui d’autant que les taux de dispo ne sont pas follichon aussi du côte des A400M…
      En terme de tonnage transporté, l’A4000M propulse le transport militaire français dans une nouvelle dimension tactique et stratégique, tout le monde semble unanime sur ce point.
      Le défaut que révèle une opération comme Barkhane, c’est le « brouettage » intra-théâtre où le module A400M (ressource précieuse et capable de projection depuis la métropole) semble surdimensionné. Le retrait du Transall est très révélateur du manque. Ce module intermédiaire est de 18 C-130 (il me semble)… c’est beaucoup trop juste..
      Et il n’y a pas que Barkhane, sur des régions telles que la zone Réunion, Polynésie, Guyane/Antilles, le CASA qui a pris la relève peut se révéler trop juste.
      Je crois que finalement nous sommes toujours à la recherche d’une capacité qui allie la rusticité et la capacité d’emport du Transall à la souplesse du CASA 😉 Une équation pas simple à résoudre.

  4. Oui Steph, bien vu, bonne analyse.
    Exact nous avons 18 Hercules : 14 livrés à partir de 1988, puis les 4 derniers Super Hercules depuis 3 ans.

    Il y avait la possibilité de racheter des Super Hercules aux Anglais qui en vendaient quelques uns en seconde main. Cette option n’a pas été retenue, pourtant je pense que ces appareils avaient encore beaucoup de potentiel.

    Le Transall était un excellent appareil. Dommage que l’on ait pas continuer de le fabriquer après 1981. Avec de nouveau moteurs, une avionique moderne, il aurait fait la pige à beaucoup d’autres appareils de transport.

    Mais bon, nous n’avons pas décidé de faire la même chose que Lookeed avec son C 130.

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