Voilà un concept bien britannique : embarquer des avions de combat de la Royal Air Force à bord d’un porte-avions de la Royal Navy. Durant quelques jours les chasseurs furtifs Lockheed-Martin F-35B Lightning II du N°617th Squadron de la RAF ont opéré à bord du dernier né des navires de Sa Majesté. Le HMS Queen Elizabeth pourra à terme embarquer au minimum deux escadrilles de cet avion de combat. Contrairement à une idée reçue il est beaucoup plus gros que les porte-aéronefs américains de classe America.

C’est vrai que pour nous autres Français habitués à ne voir voler que des avions de combat frappés du hameçon à bord du Charles de Gaulle cela a de quoi surprendre. Mais oui la Royal Air Force est bien appelée à terme à voir ses Lockheed-Martin F-35B Lightning II embarquer pour des croisières opérationnelles à bord du porte-avions britannique. C’est pourquoi cette mission a eu lieu la semaine dernière.
Et pour cela la RAF a choisi la plus célèbre de ses unités : le N°617th Squadron, c’est à dire les Dambuster ! Même s’il n’est pas le seul escadron britannique à voler sur l’avion furtif américain il est sans nul doute le plus expérimenté.

Durant trois jours donc, en Manche, à quelques kilomètres de Portsmouth, les avions de la RAF ont pu valider plusieurs procédures visant à leur futur embarquement opérationnel. Là encore comme ailleurs ces essais avaient été programmés pour plus tôt dans l’année mais repoussés à cause du Covid19. Londres espère toujours voir le HMS Queen Elizabeth quitter son port d’attache dans l’année. 2020 marquerait donc ainsi la véritable renaissance de l’aéronavale britannique.

À bord du navire se trouvaient en plus de son équipage habituel des experts de la Royal Navy et de la Royal Air Force ainsi que des mécanos et armuriers du N°617th Squadron. Ces derniers avaient été transportés à bord d’un hélicoptère de la RAF.
Pour le ministère britannique de la défense la prochaine étape consistera dans la qualification à l’appontage et au décollage depuis le porte-avions des pilotes de la RAF. Puis viendra le temps des exercices conjoints avec les unités de la Royal Navy. Des procédures qui devraient avoir lieu selon Londres dans le courant de l’été. Pas sûr que les marins du HMS Queen Elizabeth aient beaucoup de vacances cette année.

F-35B Lightning II des Dambuster en opérations sur le porte-avions HMS Queen Elizabeth.

C’est donc un pas supplémentaire pour le Royaume-Uni dans son retour dans le club très fermé des pays possédant un porte-avions opérationnel. Il va ainsi rejoindre ses deux alliés : les États-Unis et la France.
À coup sûr nous vous tiendrons au courant de ces évolutions.

Photo © UK Ministry of Defence.

 

 

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12 COMMENTAIRES

    • Décidément faut pas faire de second degré dans les articles, les lecteurs n’y sont vraiment pas près. C’est un commentaire comme le vôtre Sergio qui le démontre. C’est à désespérer de faire des articles. Bientôt je vais me contenter de vous pondre des dépêches AFP sans aucun clin d’œil. Comme ça peut-être que je n’aurai plus droit à des commentaires comme celui que vous avez mis au dessus. Zut !

    • Les rafales de l’armée de l’aire ne sont pas navalisés. Ils leurs manques quelques petits trucs. Genre une crosse, un train renforcé…

      • Train avant sauteur, barre de catapultage, train principal, échelle intégrée rétractable, Telemir, crosse d’appontage, protections contre les brins d’appontage, vide-vite. Et ça c’est pour l’extérieur. Autres différences dans le cockpit. Les Rafales air et m sont identiques à 80%.

    • Euh non, aucune chance : les Rafale de l’Armée de l’Air n’ont ni crosse d’appontage ni train d’atterrissage renforcé pour pouvoir atterrir sur le Charles-de-Gaulle.

  1. Bonjour Sergio
    Pour se poser sur un porte avion quand l’avion n’est pas VTOL (décollage et atterrissage vertical) somme le F35, il faut du matériel adapté, entre autre un train d’atterrissage renforcé et une crosse d’appontage sans parler de l’avionique dédiée. Et ces équipements ne se montent pas et ne se démontent pas au gré des envies de se poser sur une piste ou sur le pont d’un PA. Au final, impossible de voir un Rafale « Armée de l’Air » apponter un PA comme un Rafale «marine».
    PS Arnaud, merci beaucoup pour la qualité de vos articles, Pour les passionnés de l’aviation, c’est toujours un plaisir de consulter d’Avions légendaires.

  2. Bonjour Arnaud j’espère que vous continuerez longtemps à écrire vos articles avec du second degré, c’est ce qui les rends agréables à lire en plus d’être instructif.

    • Laisser notre Arnaud tranquille!! On connaît la bête à force. Très chatouilleux et geulard pour pas grand-chose (surtout pour les néophytes et jeunes curieux) mais c’est aussi:

      Des articles: fournis, intéressants, pertinents, détaillés, partageant beaucoup de détails croustillants!
      Des fiches techniques et « reportages » crédibles sans « fake news » (quasi… faut pas nous faire croire que les F-35 savent voler 😉
      Des publications régulières, intéressantes, qui sortent de l’ordinaire (mainstream) et tout ça gratis!

      Donc merci Arnaud! Et ce sale caractère qui te caractérise. La bise!

  3. Il faut vraiment faire la différence entre pa stobar et pa catobar qui n’offre pas les mêmes possibilités,grâce au catapultes la masse critique des aéronefs catapultés est plus importante qu’un Stobar donc plus d’arme en charges pendulaires et surtout plus de bidons,quand à l’avantage des pa us ils sont dit. Catapo c’est à dire appontage et catapultage simultané,ce que devrait être le remplaçant du cdg

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