La pandémie du coronavirus Covid19 a largement fragilisé le domaine aéronautique, ça tout le monde l’aura sans doute compris. Et l’avionneur américain Boeing n’y fait pas exception, déjà pris dans le tourbillon du scandale du 737 Max. Une possibilité semble pourtant voir le jour dans le secteur de la défense au travers de la modernisation des équipements d’identification AN/APX-119, autant pour les forces américaines qu’étrangères. Une planche de salut bienvenu pour le constructeur.

Alors certes le Raytheon AN/APX-119 n’a rien de nouveau, c’est même un des transpondeurs les plus répandus au monde actuellement. Sauf que Boeing a développé depuis plusieurs mois maintenant l’ADS-B Out (pour Automatic Dependent Surveillance-Broadcast Out) qui permet d’adapter les avions aux rigueurs du trafic aérien civil. En sommes l’AN/APX-119 ne délivre désormais plus uniquement des informations aux contrôles aériens mais également aux avions environnants ou encore à l’aéronef porteur lui-même.

L’ADS-B Out dispose notamment d’un nouvel équipement de positionnement planétaire relié au système GPS. Il permet à l’équipage de mieux savoir où se trouve l’avion par rapport au trafic aérien environnant, aussi bien militaire que civil. Le système ADS-B Out est couplé au TCAS lorsque celui-ci existe déjà sur l’avion.
Le premier contrat de ce genre a été signé il y a quelques semaines par un consortium formé autour des groupes britanniques Cobham et américains SRC afin d’en équiper les avions d’entraînement Beechcraft T-6A Texan II en service dans l’US Air Force et dans l’US Navy.

Pour autant les deux derniers contrats signés ce mois-ci concernant la remise à niveau du transpondeur AN/APX-119 ont été signé par Boeing. Tous deux ont pour objectif l’installation et la mise en route de l’ADS-B Out. Le premier concerne les avions de veille radar Boeing E-767 en service actuellement dans la Japan Air Self Defence Force. D’un montant de huit millions et demi de dollars US il doit se dérouler aux États-Unis entre janvier 2021 et décembre 2023.
Le second est bien plus conséquent. D’un montant non encore révélé il concerne les trois cent quatre-vingt-seize Boeing KC-135 Stratotanker encore en dotation dans l’US Air Force. C’est la Federal Aviation Administration qui a réclamé cette mise à jour afin d’autoriser ces vieux ravitailleurs en vol à continuer de voler dans l’espace aérien des États-Unis.

Si aucun autre nouveau contrat n’est à l’ordre du jour immédiat il se dit outre-Atlantique que Boeing pourrait installer son ADS-B Out sur trois autres modèles d’avions : les Boeing C-32A, C-40, et VC-25A. Là encore c’est la FAA qui pousse pour ces modernisations concernant des avions militaires évoluant au milieu d’avions civils.
La remise à jour des transpondeurs AN/APX-119 pourrait donc relancer en partie l’activité industrielle de Boeing.

Photo © US Department of Defense.

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