La décision était redoutée outre-Manche, elle a été prise ce dimanche 20 décembre 2020. Plusieurs pays de l’Union Européenne (plus la Suisse) ont décidé de fortement restreindre les déplacements en interdisant les liaisons aériennes en provenance du Royaume-Uni. Les vols commerciaux mais également les voyages d’affaires concernés par cette mesure, en attendant une décision suprême prise par Bruxelles. Les liaisons ferroviaires et maritimes sont également concernées.

Cette décision fait évidemment suite à la révélation il y a plusieurs jours de l’existence d’une souche «anglaise» du coronavirus SARS-CoV-2, plus communément appelé Covid19. Sans forcément entrer dans les détails celle-ci serait selon l’Organisation Mondiale de la Santé plus agressive que celle que nous connaissons depuis maintenant un an et pourrait s’avérer plus résistante aux vaccins. L’OMS insiste sur le fait que son taux de mortalité n’est cependant pas aussi haut que la souche chinoise. Cependant cette nouvelle maladie a nécessité aux yeux des Européens une mise sous cloche de la Grande Bretagne.

Le premier pays à avoir décidé de restreindre les liaisons avec le Royaume-Uni fut les Pays-Bas qui prirent une telle décision samedi 19 décembre 2020 pour une prise d’effet le lendemain à 6 heures du matin. Et dès lors tout s’est enchainé très vite : Angela Merkel et Emmanuel Macron ont décidé conjointement via visioconférence d’une action franco-allemande en interdisant à leur tour tous les vols en provenance de Grande Bretagne. Mais pas uniquement : dans les ports britanniques les car-ferries et les cargos sont bloqués tandis que les trains à grande vitesse Eurostar ne quittent plus Londres Saint Pancras.
La France cependant conserve quelques vols en direction du Royaume-Uni afin de permettre aux nombreux ressortissants britanniques présents sur notre sol de pouvoir rentrer auprès de leurs proches pour les fêtes de fin d’années. Le tout bien entendu sans être assurés de pouvoir rentrer chez eux dans notre pays à la date où ils le souhaiteront.

La Belgique, la Bulgarie, l’Irlande, l’Italie, et le Luxembourg se sont alignés sur la décision franco-allemande. Des pays comme l’Autriche, la Croatie, l’Espagne, ou encore la Roumanie annoncent réfléchir à une telle action. D’ores et déjà la Hongrie et la Pologne se refusent à un tel recours, minimisant une fois encore l’impact du Covid19 sur les populations européennes.
La grande interrogation concerne la frontière terrestre entre l’Irlande du nord (britannique) et l’Irlande, réputé très perméable et ce depuis bien avant les accords de libre-échange européen. L’armée irlandaise assure pouvoir maintenir celle-ci le plus hermétique possible.
Fait significatif même la Suisse pourtant non membre de l’UE s’est alignée sur la décision de ses voisins européens.

Airbus et Boeing court-moyens courriers sont donc cloués au sol mais également les hélicoptères, les avions de tourisme, ou encore les jets d’affaire. Si un avion venait à vouloir forcer ce blocus qui n’en porte pas encore le nom il risquerait fort de voir arriver la chasse allemande, belge, ou française. Son pilote et son propriétaire en seraient alors quitte pour au minimum une très forte amende.

Un nouvel examen de la situation est attendu entre ce mardi 22 et ce mercredi 23 décembre 2020 par Berlin et Paris, en attendant une éventuelle décision commune européenne. L’échéance du 1er janvier 2021 semble la plus couramment avancée pour un retour à la normale. C’est la date d’ores et déjà fixé par les Pays-Bas, initiateurs de l’action.

Photo © Wikimédia Commons.

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1 COMMENTAIRE

  1. Le Canada a également suspendu provisoirement tous les vols en provenance de la Grande-Bretagne. Une autre tuile pour le secteur du transport aérien déjà anémique.
    Espérons que les vaccins sont efficaces contre cette mutation du satané coronavirus.

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