Quand on pense kangourou volant bien souvent ce sont les Airbus A380 et Boeing 787 de Qantas qui arrivent aujourd’hui en tête. Pourtant ce mercredi 31 mars 2021 la Royal Australian Air Force a célébré son centenaire. L’occasion pour nous de revenir rapidement sur une force aérienne des antipodes qui a su marquer son temps. Focus sur une aviation du Commonwealth finalement mal connue.

Le Winjeel : un des symboles de l’aéronautique australienne au sein de la RAAF.

L’Australie pour nous autres Européens c’est loin. Et ce n’est pas qu’un lieu commun. Car en effet c’est vraiment loin ! Et de ce fait la Royal Australian Air Force est une force aérienne mal connue de ce côté ci du globe. Si elle s’équipe aujourd’hui en très très grande partie auprès des constructeurs américains, Boeing et Lockheed-Martin en tête, elle a aussi su au cours de son histoire faire confiance aux matériels aériens en provenance du vieux continent. La RAAF a aussi longtemps utilisé des aéronefs de facture indigène.

Quand elle apparait le 31 mars 1921 elle possède quasi exclusivement des avions conçus et fabriqués en France et en Grande Bretagne. À 90% il s’agit de biplans rapportés des combats de la Première Guerre mondiale et utilisés alors principalement pour la chasse et la reconnaissance. L’entre-deux-guerres va permettre à cette jeune Royal Australian Air Force de se constituer comme un acteur majeur en Océanie.
La Seconde Guerre mondiale va profondément la structurer et la hisser comme leader dans la région.

En guerre contre l’empire japonais les aviateurs australiens vont voler sur tout un tas d’avions et hydravions, de facture tant britannique qu’américaine. Durant le conflit des machines comme le Bristol Beaufort, le Consolidated Catalina, le Curtiss Kittyhawk, le De Havilland Mosquito, le Douglas Dakota, le Fairey Battle, le Handley Page Halifax, le Lockheed Hudson, le Martin Marauder, le Supermarine Spitfire, le Vought Kingfisher, ou encore le Westland Lysander portèrent les couleurs australiennes. Certains volèrent même en Europe et en Afrique du nord, intégrés dans des formations britanniques.
Après le conflit beaucoup furent rapatriés au pays.

Bimoteurs Bristol Blenheim et monomoteurs Brewster Buffalo servirent dans la RAAF durant la Seconde Guerre mondiale.

Les années 1950 et la Guerre Froide virent évidemment la Royal Australian Air Force passer sa chasse au tout jet. Des machines sans cesse plus élaborées firent leur apparition. Et cela commença évidemment par le Gloster Meteor puis ce fut le Commonwealth Aircraft Corporation Avon Sabre, une version locale du F-86 Sabre. À la même époque des machines comme le Bell UH-1 Iroquois, le De Havilland Canada DHC-4 Caribou, l’English Electric Canberra, ou encore le Lockheed C-130 Hercules. Les années 1960 virent apparaître deux modèles d’avions demeurés légendaires en Australie : le Dassault Mirage IIIO et le General Dynamics F-111C Aardvark.

L’époque contemporaine a fait de la Royal Australian Air Force une des aviations les plus modernes du monde avec des avions comme l’Airbus DS A330 MRTT, le Beechcraft Super King Air 350, le Boeing E-7A Wedgetail, le Boeing F/A-18F Super Hornet, le Dassault Aviation Falcon 7X, le Lockheed-Martin C-130J-30 Super Hercules, le McDonnell-Douglas F/A-18A/B Hornet, ou encore le Pilatus PC-21 pour ne citer qu’eux.

Le Boeing EA-18G Growler est un des symboles de la RAAF en ce premier quart de 21e siècle.

Aujourd’hui cette force aérienne est tournée vers les périls que font peser les agissements chinois dans la région.
Cent ans donc mais toujours au top cette RAAF.

Photos © RAAF.

Publicité

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom