L’information révélée cette semaine par le ministère britannique de la défense en a surpris plus d’un. Les hélicoptères de combat maritime AgustaWestland Merlin HM.2 ne seront plus équipés de leurs radars de détection aéroporté Crowsnest à la fin de la décennie. En lieu et place les militaires britanniques comptent s’appuyer sur des drones de nouvelle génération proches du programme Loyal Wingman actuellement développé par Boeing Australia. Cette décision est un camouflet pour l’équipementier Thales UK, branche britannique du géant français de l’électronique militaire.

Le radar de détection aéroporté Crowsnest est en effet produit par Thales UK à partir du radar Cerberus qui équipait jusqu’en 2018 les Westland Sea King ASaC.7 de la Royal Navy.
Pourtant à la différence de ces machines, ou encore de leurs prédécesseurs Sea King AEW.2/AEW.5 aucun AgustaWestland Merlin n’a été commandé pour cette unique mission. En lieu et place le ministère britannique de la défense a préféré acquérir dix kits permettant de monter en quelques heures un radar et les équipements de contrôle sur un des trente Merlin HM.2 adaptés.

1985-2018 donc pour les Westland Sea King utilisés comme AWACS et 2020-2029 pour les AgustaWestland Merlin dans le même rôle, il n’y a pas photo ! Heureusement ces derniers pourront encore assurer des missions de combat maritime, notamment contre la menace sous-marine.

Mais pourquoi une carrière si courte ? D’abord parce que la Royal Navy a décidé de retirer du service ces hélicoptères dès l’année 2029. La décision est simple : le radar Crowsnest est totalement inefficace pour détecter les aéronefs volant en haute altitude. Un vrai danger quand on sait qu’il s’agit de protéger le porte-avions HMS Queen Elizabeth. En outre les consoles de travail du Crowsnest sont réputées pour fatiguer grandement les opérateurs.
La décision a donc été prise de trouver un successeur. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la solution trouvée est radicale !

Une machine mythique au sein de la Royal Navy.

Finis les hélicoptères le futur de la détection aéroportée embarquée sur les HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales se fera via des avions sans pilote. La Royal Navy a donc toute une décennie pour trouver le drone le plus adapté à cette mission. Ses officiers ne cachent plus leur intérêt pour le programme Loyal Wingman développé par Boeing Australia. Les constructeurs britanniques ou européens pourraient aussi être sur les rangs tout comme les équipementiers concepteurs de radar.
La Royal Navy pourrait alors devenir la première grande marine dotée d’AWACS non pilotés.

Photos © UK Ministry of Defence.

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4 COMMENTAIRES

  1. Les britanniques feraient mieux de transformer les 2 STOBAR en CATOBAR, d’acheter des Rafales M F4 et de partager avec nous et les européens, leur défense (donc leurs porte-avions) plutôt que d’accueillir des Marines US. Quitte à ce que nos porte-hélicoptères français, espagnoles et italiens accueillent leurs F35B.

    • Quand on lit votre commentaire on se dit Rival Sons que dans votre monde tout semble si simple. Transformer des STOBAR en CATOBAR et faire acheter des Rafale à la Royal Navy. Désolé mais j’ai ri.
      Pour le reste vous êtes totalement hors-sujet.

  2. Bonjour, il me semble que j’avais entendue parlé, il y a quelques années, d’une option du convertible v-22 Osprey équipé du radar Saab Erieye en gondole sous l’ appareil.. Il me semble qu’ ils aurait de plus grande capacité de detection ainsi équipé.

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