L’avionneur de Seattle pensait sans doute en avoir fini avec les déboires sur son fameux biréacteur monocouloir. La Federal Aviation Administration en a décidé autrement, ordonnant aux compagnies aériennes utilisatrices de nouvelles inspections de leurs 737 Max. Et une fois encore c’est le logiciel MCAS qui est cœur de la polémique, lui qui avait été pointé du doigt dans les deux drames de Lion Air puis d’Ethiopian Airlines. Au total 461 avions de lignes sont concernés par cette nouvelle directive de la FAA.

En fait la directive en question émane directement d’une recommandation facultative émise elle-même par l’avionneur américain. Quand en décembre 2020 Boeing a donc conseillé à ses clients dont les avions accumulaient un minimum de 6000 heures de vol de revoir le logiciel MCAS beaucoup y ont vu une action préventive. Décision réellement commerciale ou volonté de se mettre à l’abri de poursuites en cas d’accident le résultat fut qu’en fait très peu de compagnies aériennes y répondirent favorablement.

Désormais la situation a changé. Les 461 avions concernés doivent s’y plier au risque qu’ils ne soient plus tolérés dans l’espace aérien américain ou que la compagnie qui les exploite ne puisse plus opérer aux États-Unis.
Sur les 461 avions concernés 72 d’entre eux sont exploités par des compagnies aériennes dont le siège se trouve sur le sol américain. Les 389 restants concernent le monde entier mais plusieurs d’entre eux appartiennent à des transporteurs opérant   également aux États-Unis. La FAA a indiqué être très à cheval sur cette directive.

Il faut dire que par le passé le logiciel MCAS a été à la base du scandale international du 737 Max. Ce logiciel de contrôle de vol était jugé trop précis pour des simulateurs de vol qui n’étaient pas adaptés à son emploi. Résultat il s’engageait sans que l’équipage ne s’en rende compte. La Federal Aviation Administration ne voulant pas connaître de nouveaux drames avec les Boeing 737 Max 7, Max 8, et Max 9 elle a donc décidé de serrer la vis.

L’ironie de l’Histoire veut que cette décision ait eu lieu alors même que le constructeur américain débute les essais de roulage de son tout nouveau 737 Max 10.

Photo © Boeing.

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