La Guinée Équatoriale libère l’équipage du Fennec de l’Armée de l’Air et de l’Espace !

Ils auront donc été détenus un peu plus de 48 heures par les autorités locales. Ce vendredi 30 juillet 2021 en début de soirée les six militaires français et leur hélicoptère Eurocopter AS.555 Fennec ont pu quitter la Guinée Équatoriale où ils étaient retenus depuis l’avant-veille. La diplomatie française a donc eu raison des accusations malhonnêtes portées contre nos militaires. Les ministères des Armées et des Affaires Étrangères ont sans doute poussés un gros ouf de soulagement.

Après ce qui pourrait ressembler à la version équatoguinéene de notre procédure française de garde à vue les six militaires français ont pu quitter le commissariat central de Bata où ils étaient entendus. Les graves accusations d’espionnage ne semblent plus d’actualité pas plus que celles liées à la règlementation aérienne.
En effet dès ce vendredi 30 juillet 2021 au matin l’aviation civile de ce petit pays africain annonçait que l’Eurocopter AS.555 Fennec avait pénétré l’espace aérien souverain de Guinée Équatoriale sans la moindre autorisation. Le ministère équatoguinéen des transports avait même déclaré à l’Agence France Presse qu’il s’agissait là d’une «attaque contre la sécurité nationale».

Dans le même temps à Paris les équipes de Balard et du Quai d’Orsay faisaient redescendre la pression. Tous les arguments, totalement fallacieux, des autorités équatoguinéenes ont été démontés un par un par la France. Et au final en toute fin d’après-midi les six militaires retenus contre leur gré ont été libérés. Le plein de carburant a été fait sur leur AS.555 Fennec et ils ont pu quitter le pays en direction de Libreville. Ils y sont arrivés aux alentours de 22 heures, en heure locale. Rappelons qu’il s’agit là de personnels appartenant aux Éléments Français au Gabon.
Pas sûr que les équipages français ne reprennent de si vite les escales techniques en Guinée Équatoriale…

Tout est donc bien qui finit bien dans ce fait divers.
Celui-ci aura malheureusement une fois encore révélé que sur les réseaux sociaux la violence est omniprésente dans les propos des uns et des autres. Sur notre site également puisque plusieurs commentaires sur l’article d’origine ont été modéré en raison de leur caractère hautement xénophobe vis-à-vis des autorités de Guinée Équatoriale. Nous passerons outre aussi sur les illuminés qui voulaient que la France aille bombarder ce petit pays africain.
Le racisme et la violence n’ont pas leur place dans notre société.

Photo © ministère des Armées.


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

2 réponses

  1. Surtout que certes les autorités équatoguinnéennes ont sûrement fait de l’excès de zèle pour faire traîner les négociations mais la France n’est pas sans faute. Le Fennec qui s’est posé n’avait pas la bonne immatriculation et l’aéroport de Bata n’a pas été mis au courant de l’escale de l’hélicoptère français 72h avant comme c’est normalement prévu.

    1. Sur les questions administratives la France s’en est expliqué via le Quay d’Orsay, il n’en reste pas moins que la rétention administrative de six militaires en escale demeure excessive.

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