Premier hélicoptère Sikorsky conçu depuis le rachat par Lockheed-Martin le CH-53K King Stallion n’est pas à proprement parler une machine conçue pour l’export. Pour autant ce vendredi 30 juillet 2021 le gouvernement américain a confirmé avoir donné son feux vert à la vente de dix-huit de ces hélicoptères militaires. C’est avec l’état hébreu donc que l’hélicoptériste débloque le compteur des ventes à l’étranger. Le contrat est estimé aux alentours de 3.4 milliards d’euros.

Conçu à l’origine pour les besoins de l’US Marines Corps afin de remplacer ses actuels hélicoptères de transport lourd Sikorsky CH-53E Super Stallion le CH-53K King Stallion est pourtant taillé pour quelques rares contrats hors des États-Unis. L’Allemagne et Israël ont figuré depuis le début parmi les cibles de l’hélicoptériste américain. C’est donc ce second pays qui a dégainé le premier.

Le contrat prévoit pour ces 3.4 milliards de dollars la fourniture de dix-huit hélicoptères complets, ainsi que plusieurs pièces détachées et l’armement. Ce dernier se composera de mitrailleuses lourdes GAU-21 de calibre 12.7mm à monter sur la rampe arrière des hélicoptères. Six turbines General Electric T408-GE-400 de rechange sont prévues également dans le contrat afin de permettre un haut rendement de disponibilité de ces triturbines. Divers autres équipement de communication et de navigation sont prévus par Israël et par Sikorsky. C’est dans ce sens que la Defense Security Cooperation Agency a donné son feu vert à la vente.

Entre l’état hébreu et l’hélicoptériste américain c’est une vieille histoire. Dès les années 1950 Israël a volé sur Sikorsky UH-19D Chickasaw avant de passer quelques années plus tard sur Sikorsky CH-34A Choctaw. Quelques-uns d’entre eux avaient d’ailleurs été construits sous licence française par Sud Aviation. Puis ce fut en 1969 les Sikorsky S-65C Sea Stallion. Ce sont ces derniers que les CH-53K King Stallion auront pour tâche de remplacer à l’horizon 2025.
Actuellement l’aviation israélienne évolue également sur Sikorsky UH-60A/L Blackhawk.

Au-delà de cette fidélité entre le constructeur et son client cette vente autorisée de dix-huit CH-53K King Stallion a aussi des vertus politiques et diplomatiques. Pour Joe Biden c’est l’occasion de montrer que malgré quelques difficultés au départ avec le gouvernement israélien sur des ventes d’armes signées à la toute fin du mandat de Donald Trump les choses rentrent dans l’ordre. Les États-Unis demeurent le principal fournisseur d’armement d’Israël.
La signature définitive du contrat est attendue d’ici quelques semaines maintenant.

Photo © US Navy

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