Cela peut paraitre surprenant mais jusqu’à ce début décembre 2021 l’Australian Army ne disposait pas de sa propre aviation légère. Ou plus exactement cette dernière, créée à l’été 1968, n’était pas officiellement reconnue comme un commandement à part entière. Il s’agissait jusque là d’une simple brigade affectée à la deuxième division australienne. Les choses ont donc changé.

La plus part des aérophiles connaissent l’Army Air Corps britannique, l’Aviation Légère de l’Armée de Terre française, la Heersflieger allemande, ou encore l’US Army Aviation Branch américaine. Ce sont là quelques-uns des grands commandements d’aviations terrestres dans le monde. Et ces forces ont toutes en commun de relever organiquement directement du haut état-major de leur armée respective. L’aviation terrestre y a donc rejoint les corps historiques que sont la cavalerie, le génie, ou encore l’infanterie pour ne citer qu’eux.

Sauf que jusqu’à ce jeudi 2 décembre 2021 la situation était diamétralement opposée en Australie. L’Australian Army disposait depuis le 1er juillet 1968 d’une brigade d’aviation légère (forte de trois régiments) rattachée organiquement à la 2nd Division elle-même placée sous l’autorité du Force Command. Cette division regroupait tous les modèles d’hélicoptères appartenant à l’armée australienne : Boeing Vertol CH-47F Chinook de transport d’assaut, Eurocopter EC-135T2+ d’entraînement et EC-665 Tigre de reconnaissance armée et d’appui tactique, NHIndustries MRH-90 Taipan de transport d’assaut, et enfin Sikorsky UH-60L Blackhawk de transport d’assaut.
Parmi les drones de reconnaissance seuls les AAI RQ-7B Shadow 200 y étaient rattachés. Les autres étaient affectés directement dans des régiments d’artillerie et d’infanterie ou bien auprès des forces spéciales.

Aujourd’hui donc, ou plus exactement depuis jeudi dernier, l’Australian Army dispose d’un Aviation Command qui se trouve au même niveau décisionnel et organique que le Force Command auquel il était jusque là rattaché. Surtout les structures qui ne dépendent pas de la 2nd Division ne sont plus obligées de lui demander l’autorisation pour employer les hélicoptères ou les drones de reconnaissance dont elles ont besoin. C’est un vrai plus en matière d’interopérabilité. Pour les 1500 personnels militaires de l’Aviation Command australien c’est aussi une forme de reconnaissance de leur professionnalisme.
Les premiers aéronefs qui intègreront directement ce nouveau commandement sans être jamais passés par le précédent système seront les Boeing AH-64E Guardian commandés il y quelques mois.

Photo © Keypublishing

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