C’est un des enseignements du salon aéronautique de Singapour qui s’est tenu la semaine dernière. Le groupe aéronautique chinois AVIC, maison-mère de l’avionneur Shenyang, annonce que désormais son chasseur de 5e génération J-31 sera disponible sur les marchés extérieurs. Ce biréacteur compact se présente avant tout comme un compétiteur face à l’hégémonie du Lockheed-Martin F-35 Lightning II américain. Le tout nouveau Sukhoi Su-75 Checkmate russe semble lui aussi dans son collimateur.

Considéré par beaucoup comme une simple copie chinoise du F-35A Lightning II le Shenyang J-31 est un exercice de style complexe pour l’industrie aéronautique chinoise. En effet il ne relève pas, à la différence du Chengdu J-20 Firefang, d’un programme officiel mais d’une aventure individuelle. Il a été conçu sur fonds propres ! Et force est de constater que les militaires chinois ne se précipitent pas pour commander ce J-31 multi-rôle.

Alors Shenyang se doit de lui trouver un avenir : les forces aériennes des pays non alignés ou ennemis des États-Unis. On pense évidemment à des nations comme l’Iran, le Pakistan, ou encore le Venezuela. Jamais elles n’auront les possibilité d’acheter de F-35 Lightning II et donc d’accéder à sa technologie dernier cri. Et c’est là que le J-31 peut tirer son épingle du jeu.
Mais neuf ans et demi après son premier vol celui qu’on appelle aussi le FC-31, traîne une énorme casserole : un démonstrateur technologique et trois prototypes seulement en ont été construits. Aucun avion de présérie, et encore moins donc de série. Le J-31 est depuis une décennie un superbe et très impressionnant chasseur furtif… de salon.

Alors il pourrait se relancer sur ce marché d’export si friand de nouveautés. Une bonne idée à priori mais qui arrive un peu tardivement. L’avionneur russe Sukhoi le squatte déjà avec son programme Su-75 Checkmate particulièrement impressionnant et intriguant.
À la différence profonde de ce dernier pourtant l’avion chinois vole, et depuis longtemps. Ce qui joue en sa faveur pourrait aussi se retourner contre le J-31. En effet quel intérêt aurait un pays à acheter un concentré de technologies chinoises des années 2000-2010 contre un assemblage des technologies russes des années 2020 ? À priori aucun.

Cette annonce d’une version export à venir du Shenyang J-31 est donc forcément une bonne chose. Elle devrait aussi permettre à terme de voir lequel des trois avions est le plus adapté aux réalités du marché ? L’avenir nous le dira sans doute.

Photo © Keypublishing

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7 COMMENTAIRES

  1. Bof bof bof, je reste dubitatif sur les réels capacités de l’avion, mais bon sur les voitures électriques, les Chinois nous ont bientôt dépassé. Il y aura bien un moment où ils feront mieux que les occidentaux. Peut-être pas aujourd’hui.

      • Je comprends bien merci, mais quand vous dites dans votre article que « Et force est de constater que les militaires chinois ne se précipitent pas pour commander ce J-31 multi-rôle », vous laisser clairement comprendre que cet avion n’a aucun avenir et aucune débouchée en Chine, alors qu’ils souhaiteraient en faire le modèle de leur aéronavale.

        Sinon vous êtes toujours aussi agressif ?

  2. Croire qu’ils vont réussir à gripper Lockheed Martin et son F-35 avec leurs pales copies chinoises et russes me fait franchement marrer. Le seul vrai concurrent du F-35 c’est le Rafale et les Américains le savent.
    Ils n’ont pas peur de ce J31/FC31 tout comme ils ne craignent pas le Su-75.

  3. Est-ce que les constructeurs des des avions Vont-ils trouvé preneur,et puis les crises économiques dans la plupart des pays ne les poussent pas à les acquerir

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