Il s’agit là d’une mission menée dans le cadre des actions de réassurance de l’alliance Atlantique suite à l’invasion russe de l’Ukraine. Dès ce lundi 14 novembre 2022 un groupe de six avions de combat Eurofighter EF-2000 Typhoon appartenant à l’Éjercito del Aire y del Espacio va mener des vols de patrouilles afin de soutenir la Voennovazdushni Sili. Ils y demeureront jusqu’au début du mois de décembre et pourront ainsi alléger la charge des pilotes de Mikoyan MiG-29 Fulcrum bulgares. Des rotations d’avions cargos Airbus DS A400M Atlas ont permis l’acheminement des 150 militaires espagnols et du matériel nécessaires à ce déploiement.

Bien que relativement éloignée de l’Ukraine et donc des menaces directes de l’armée et de l’aviation russes la Bulgarie craint les représailles de Moscou, notamment en Mer Noire. Il faut dire que le dictateur Vladimir Poutine considère cette dernière comme sa mare nostrum. Il tolère à peine la présence des flottes bulgares et roumaines sur ses eaux.
C’est pourquoi Sofia a fait la demande à l’OTAN d’obtenir une aide militaire substantielle pour les prochains jours, sous la forme donc du déploiement espagnol qui sera opérationnel pleinement de ce lundi 14 novembre au vendredi 2 décembre 2022 inclus.

C’est sur la base de Graf Ignatievo, où sont d’ailleurs stationnés les MiG-29 Fulcrum bulgares, que les EF-2000 Typhoon espagnols ont élu domicile pour ces trois prochaines semaines. Les vols d’acclimatations et d’entraînement conjoints ont d’ailleurs débuté depuis quelques jours maintenant tandis que les 150 personnels de l’Éjercito del Aire y del Espacio y ont pris leurs marques. D’ici désormais moins de 48 heures ils commenceront officiellement leur mandat de réassurance en Bulgarie.

Leur rôle premier sera avant tout de garantir la souveraineté de ce petit pays sur son espace aérien et sur ses eaux territoriales. Avec la dégradation de la situation militaire russe en Ukraine il est cependant peu probable que Moscou se hasarde à envoyer des aéronefs titiller les défenses alliées jusqu’à aussi loin de son territoire. La mission espagnole prouve néanmoins que l’Éjercito del Aire y del Espacio est apte à mener des opérations de réassurance sur des périodes données, ce qui n’est finalement pas si répandu que ça en Europe. C’est un club assez fermé avec des pays comme l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, les Pays-Bas, ou encore le Royaume-Uni.

Les avions espagnols seront pourtant obligés durant ces presque trois semaines de présences en Bulgarie de s’appuyer sur les ravitailleurs en vol alliés.
Affaire donc à suivre.

Photo © Éjercito del Aire y del Espacio

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