L’actualité ne cessera jamais d’enrichir les scénarii des manœuvres aériennes entre alliés. Ce jeudi 17 novembre 2022 l’Armée de l’Air et de l’Espace et la Royal Air Force ont simulé l’approche d’un avion hostile au-dessus de la Manche. Deux avions de chasse de chaque pays se sont donc rendu au-dessus de ce bras de mer qui nous sert de frontière naturelle. L’occasion de vérifier que les procédures britanniques et françaises demeuraient hautement compatibles.

Hormis durant France-Angleterre au Stade de France ou Angleterre-France à Twickenham nos relations demeurent toujours aussi cordiales. Ils adorent nous détester et nous savons très bien leur rendre la monnaie de leur pièce. Dans le ciel d’Europe les aviateurs de l’Armée de l’Air et de l’Espace et leurs collègues de la Royal Air Force savent surtout qu’ils pourront toujours compter les uns sur les autres, le souvenir de 14/18 et de 39/45 restant fort dans les postes de pilotage.

Aussi l’exercice mené ce jeudi au-dessus de la Manche, celle-là même que nos voisins appellent le Channel, montre t-il l’importance d’une collaboration franco-britannique de haut niveau. Le scénario était simple : un avion, sans doute militaire, fonçait à basse altitude et en vol haut subsonique en direction des côtes de nos deux pays.
Dans le même temps les contrôles aériens britanniques et français mettaient en branle leurs chasses respectives. La QRA, la fameuse Quick Reaction Alert, y envoyait deux Eurofighter Typhoon FGR4 tandis que la PO, la non-moins célèbre Permanence Opérationnelle dépêchait sur zone deux Dassault Aviation Mirage 2000-5F. Pas de bol pour l’intrus il allait se retrouver avec deux des plus redoutables chasseurs de défense aérienne au monde.

À l’instar de ce Typhoon FGR4 vu durant l’exercice chaque avion emportait un armement air-air bon de guerre.

C’est un BAE Systems Hawk T2 du N°19 Squadron de la Royal Air Force qui jouait l’intrus. Pas sûr que le pilote britannique dans le cockpit de son jet d’entraînement n’ait pas eu un petit moment de doute en voyant foncer sur lui quatre avions de combat. Heureusement pour lui il ne parlait pas russe et son avion n’arborait pas de marquage d’une nation hostile.
Et surtout il ne s’agissait que d’un exercice. Il montra cependant que notre chère Manche commune est bien protégée.

Photos © Royal Air Force.

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4 COMMENTAIRES

  1. Attention à l’écriture du pluriel de  » scénario « . En français on écrit des scénarios. Le mot « scénarii » n’existe pas. D’autant plus qu’en Italien, on dit un  » scenario  » des « scenari ».

    • Ce que j’aime avec les ayatollahs de l’orthographe c’est leur assurance d’avoir toujours raison. Surtout quand ils ont tort. Scénarii est du français, sans doute pas celui que vous utilisez madame ou monsieur, mais du français. L’académie française, qui parle un bien meilleur français que vous ou moi, considère le mot scénarios (avec un « s » à la fin) comme un barbarisme.
      Mais bon je ne vous en veux pas, nous savons ici que les ayatollahs de l’orthographe ont besoin d’exister.

  2. Bonjour Arnaud
    Ça me fait plaisir de lire dans vos articles « des scenari » mes oreilles souffrent quand j’entends des scénarios.
    Par ailleurs toujours de très bon articles précis et très intéressants.
    Merci pour votre travail.

    • Si on écrit scénario alors le mot est francisé et le pluriel est alors scénarios. Si on écrit scenario, on aura alors scenarii.
      Mais pour en revenir à l’article, le Mirage-2000 est quand même un bel avion

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