On en sait désormais un peu plus sur les challengers en compétition afin de fournir un nouveau jet d’entraînement à l’US Navy. Remplacer le McDonnell-Douglas T-45C Goshawk ne sera pas chose évidente, malgré ses récents déboires techniques. Les quatre société en lice sont Beechcraft, Boeing, Lockheed-Martin, et Sierra Nevada Corporation. Certains de ces avions relèvent de joints ventures créées avec des avionneurs étrangers.
Officiellement connu comme UJTS, pour Undergraduate Jet Training System, ce programme vise à remplacer les 193 actuels McDonnell-Douglas T-45C Goshawk par 216 exemplaires d’un avion qui n’est pas encore clairement défini. La compétition doit officiellement débuté en février prochain, ayant pris du retard suite aux difficultés de l’administration Trump a trouvé un compromis avec les élus démocrates. C’est le shutdown qui a bloqué l’Amérique cet automne. Sauf grosse surprise le vainqueur sera connu quinze mois plus tard, en juillet 2027. Les quatre compétiteurs, de leur côté, sont d’ores et déjà annoncés.
Ils se nomment Beechcraft T-346N (version américanisée de l’Alenia-Aermacchi M-346 Master italien), Boeing T-7A Red Hawk, Lockheed-Martin T-50N (version américanisée du KAI T-50 Golden Eagle sud-coréen), et enfin Sierra Nevada Corporation Freedom. Ce dernier est le seul véritable inconnu de la compétition, peut-être le challenger absolu.
Si les trois autres sont largement connus ce SNC Freedom n’est pourtant pas vraiment un inconnu. Il s’agit d’une reprise du Textron AirLand Scorpion développé il y a une quinzaine d’années pour des missions d’attaque au sol et de reconnaissance, et finalement réadapté par les ingénieurs de Sierra Nevada Corporation pour les besoins du programme UJTS. Son constructeur insiste sur le fait qu’il s’agit du seul et unique compétiteur réellement pensé pour l’US Navy. Une déclaration qui n’engage que lui.
Ce qui est désormais assuré c’est qu’à la différence du T-45C Goshawk son successeur n’aura pas besoin d’apponter. Il ne sera donc pas navalisé. L’entièreté des vols d’entraînement se fera à partir et à destination du plancher des vaches. Et pour le reste il y aura les simulateurs de vols. Jusque là un doute subsistait, il a été balayé par le Navy Yard. Une décision qui fait déjà polémique auprès des instructeurs de l’aéronavale américaine pour qui cela risque de créer des difficultés lors des premiers appontages et catapultages sur avions d’armes.
L’US Navy entend envoyer à la retraite les premiers de ses T-45C d’ici 2029 et l’intégralité de la flotte en 2033. Reste désormais à savoir sur quel avion voleront les futurs pilotes embarqués américains.
Photo © US Navy
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