Au Mali une aviation incapable de repousser les assaillants islamistes !

Où sont donc les précieux avions de combat de l’Africa Corps russe ? Depuis ce vendredi 24 avril 2026 de féroces combats ont lieu autour de Bamako et d’une dizaine de villes maliennes et pourtant l’Armée de l’Air du Mali n’arrive pas à endiguer l’avancée des djihadistes. Hormis deux hélicoptères de combat Mil Mi-24 Hind et quelques drones d’attaque Baykar Bayraktar TB.2 l’aviation militaire est aux abonnés absents. Au sol les pertes humaines parmi les forces maliennes semblent déjà très lourdes.

À Paris le Quai d’Orsay dit suivre la situation au plus près, de nombreux ressortissants français et européens vivant encore dans la région. Les combats entre les FAMa, les Forces Armées Maliennes, et les groupes armés djihadistes ont débuté hier et se sont intensifiés ce samedi 25 avril au matin. Bamako est évidemment la cible privilégiée des terroristes, avec en premier lieu les organes du pouvoir. Selon CNN et RFI le dictateur malien Assimi Goïta aurait trouvé refuge avec sa famille dans sa demeure ultra sécurisée de Kati, à une dizaine de kilomètres au nord de la capitale. L’homme serait retranché et ultra protégé.

Ce qui surprend depuis le début de cette crise au Mali c’est la quasi absence d’aéronefs dans le ciel. Hormis deux hélicoptères de combat Mi-24 Hind aperçus aux abords de Bamako et quelques drones Bayraktar TB.2 il n’y a rien d’autre. Les célèbres «avions de chasses» maliens Aero L-39C/ZA Albatros fournis par la Russie à grand renfort de médiatisation sont cloués au sol. Ils ne sont pas intervenus. Ce qui conforte l’idée qu‘ils ne volent en fait plus depuis deux ans. Pourtant avec leur capacité d’emport de bombes lisses et de roquettes air-sol en paniers ils représenteraient un vrai plus pour l’Armée de l’Air du Mali face aux djihadistes. Quid de la capacité de ces derniers à mettre en œuvre des manpads, des missiles sol-air épaulables acquis au marché noir ?

En début d’après-midi ce samedi 25 avril les autorités maliennes minimisaient les informations malgré des combats annoncés très intenses dans Bamako et la majorité des grandes villes du pays. Les rebelles touareg et leurs alliés djihadistes revendiquaient depuis le début de la matinée la prise de la ville septentrionale de Kidal. Plus 55 000 civils y résident, dont un plusieurs centaines d’expatriés de différentes nationalités. Selon les médias locaux aucun aéronef militaire n’a été aperçu ou entendu à proximité de la ville. À croire que l’Armée de l’Air du Mali a baissé les bras et ne compte pas aller, ne serait-ce qu’en reconnaissance aérienne, au-dessus de Kidal.

Outre les Sukhoi Su-24 Fencer de l’Africa Corps russe le grand absent s’appelle ici FU-AES. La Force Unifiée de l’Alliance des États du Sahel est clairement incapable de se mobiliser afin d’aller prêter main forte à un de ses trois états membres. Et l’absence d’avions et d’hélicoptères en est la démonstration absolue.
Le Mali peut-il tomber encore plus mal qu’avec la dictature Goïta ? Les djihadistes et touareg ont-ils la capacité de prendre Bamako ? Toutes les questions sont en suspens actuellement.

Affaire à suivre.

Photo © FAMa.


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

2 réponses

  1. Pas d’intervention des Aero L-39… Et pourtant ces avions font partie des jets les moins exigeants en termes de logistique et d’entretien courant… Comme quoi entre faire de belles photos de propagande d’aéronefs alignés sur un tarmac et les mettre en oeuvre en opération, il y a un fossé que visiblement les maliens et leurs alliés n’ont pas été capables de franchir. Maintenant cela fait plusieurs mois que les djihadistes resserraient leur étau autour de la capitale malienne, il fallait bien qu’ils se décident à attaquer…

  2. Et oui c’est pas tout de posséder des aéronefs, il faut tout un écosystème derrière pour les faire voler. Des mécanos qualifiés, un approvisionnement efficace en pièces détachées, un contrat solide avec le fabricant pour les grandes visites périodiques. C’est pour ça que c’est réservé aux pays qui en ont les moyens.

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