Sopwith T.1 Cuckoo

Fiche d'identité

Appareil : Sopwith T.1 Cuckoo
Constructeur : Sopwith Aviation Company Ltd.
Désignation : T.1
Nom / Surnom : Cuckoo
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1918
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Bombardiers avant 1950
Rôle et missions : Bombardier torpilleur, bombardier moyen

Sommaire

“ Le plus terre à terre des torpilleurs embarqués ”

Histoire de l'appareil

La Première Guerre mondiale vit l’émergence de la majorité des principes d’aéronefs militaires existant encore aujourd’hui, à l’exception notable des voilures tournantes. Pour autant certains n’ont pas réussi à atteindre le 21ème siècle car remplacés par des concepts nouveaux apparus afin de les remplacer. Tel fut notamment le cas des bombardiers torpilleurs qui disparurent progressivement au cours des années 1960. Durant la Grande Guerre un des modèles les plus surprenants était britannique : le Sopwith T.1 Cuckoo.

À l’automne 1916 le Short Type 184 était le principal bombardier torpilleur en dotation dans les rangs du Royal Naval Air Service. Bien pensé, manœuvrable, et armé de manière convenable il permettait de faire des ravages parmi les forces navales allemandes et austro-hongroises. Pourtant cet appareil était notoirement réputé lent et facile à abattre à par les chasses et DCA ennemies. Il fallait donc lui trouver un remplaçant.
L’Amirauté britannique chargea alors Thomas Sopwith du chantier. Lui qui venait de construire le chasseur Pup avait forcément le savoir-faire nécessaire à l’entreprise.

Le cahier des charges remis à l’ingénieur britannique précisait par ailleurs que le futur avion devait être monoplace et pouvoir remplir en secondaire des missions de bombardement moyen. Il devait en outre pouvoir être embarqué sur le pont d’envol des croiseurs britanniques adaptés à l’emport d’aéroplanes ; on ne parlait pas encore de porte-avions.
Il reçut la désignation de Sopwith T.1, pour Torpedo n°1, et le patronyme de Cuckoo, du nom anglais de l’oiseau coucou.

Extérieurement le Sopwith T.1 Cuckoo se présentait sous la forme d’un biplan construit en bois entoilé et contreplaqué dont le prototype était animé par un moteur français à huit cylindres en V Hispano-Suiza 8Ba de 200 chevaux entraînant une hélice bipale. Sa voilure était haubanée et d’envergure égale tandis que le train d’atterrissage classique fixe disposait d’un patin de queue. La torpille, charge principal de l’avion, était installée sous le fuselage, entre les roue du train avant. Thomas Sopwith pensa un temps équiper son T.1 Cuckoo d’une mitrailleuse en position de chasse avant de se raviser. Un tel armement défensif n’était pas dans le cahier des charges.
C’est dans cette configuration que le prototype du T.1 Cuckoo vola pour la première fois le 7 juin 1917.

Immédiatement après le Royal Naval Air Service passa commande pour deux cents exemplaires. Les cent quatre-vingt premiers furent livrés avec un moteur à huit cylindres en V Sunbeam Arab sous la désignation de Cuckoo Mk-I. Ils furent livrés en premier à une école de formation au torpillage en août 1918. Celle-ci était sise en Écosse, dans l’estuaire du fleuve Forth.
Le Royal Naval Air Service avait alors déjà fusionné avec le Royal Flying Corps, donnant naissance à la Royal Air Force. Laquelle n’engageant jamais au combat le T.1 Cuckoo puisque les premiers exemplaires destinés à une unité de combat, le N°185 Squadron, n’y arrivèrent que le 15 novembre 1918. L’Armistice était entré en vigueur quatre jours auparavant.

Pour autant le programme ne fut pas arrêté, et même prolongé puisque quarante exemplaires supplémentaires furent construits comme Cuckoo Mk-II autour d’un moteur Hispano-Suiza 8Ab construit sous licence britannique par Wolseley. Sur ces exemplaires la torpille pouvait être remplacée par deux bombes de 250 kilogrammes chacune.
Début 1919 l’aviation navale de l’empire du Japon passa commande pour six exemplaires de cette version, lesquels lui furent livrés l’année suivante. Ils ne furent jamais engagés au feu et retirés du service en 1925 au profit du Mitsubishi B1M nettement plus moderne.

La Royal Air Force de son côté conserva l’intégralité de ses Sopwith T.1 Cuckoo jusqu’à l’automne 1923. Ils furent remplacés par des Blackburn T.2 Dart , lesquels à leur différence connurent une réelle carrière embarquée. En effet bien que théoriquement dédié à cette fonction le Cuckoo était totalement inapte aux opérations à bord d’un navire. L’Amirauté britannique n’avait pas cru bon de spécifier qu’il fallait une crosse d’appontage à l’avion, celui n’en étant donc pas équipé.

On ne peut pas franchement dire que le Sopwith T.1 Cuckoo ait été le plus reconnu des bombardiers torpilleurs britanniques. De par son incapacité à se poser et redécoller d’un pont d’envol il n’avait pas particulièrement bonne presse auprès des pilotes, lesquels l’avaient surnommé le cuckold. Ce qui en français se traduit par le cocu !
Aucun exemplaire n’est parvenu jusqu’à nous.

 


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Photos du Sopwith T.1 Cuckoo

Caractéristiques techniques

Modèle : Sopwith T.1 Cuckoo, standard Cuckoo Mk-I
Envergure : 14.25 m
Longueur : 8.69 m
Hauteur : 3.25 m
Surface alaire : 52.65 m2
Motorisation : 1 moteur en V Sunbeam Arab
Puissance totale : 1 x 200 ch.
Armement : Une torpille de 500 kilogrammes
Charge utile : -
Poids en charge : 1761 kg
Vitesse max. : 150 km/h au niveau de la mer
Plafond pratique : 3700 m
Distance max. : 525 Km en mission de torpillage
Equipage : 1
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Profil couleur

Profil couleur du Sopwith T.1 Cuckoo

Plan 3 vues

Plan 3 vues du Sopwith T.1 Cuckoo
Fiche éditée par
Image de Arnaud
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Vidéo du Sopwith T.1 Cuckoo

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