L’A400M voit-il enfin le bout du tunnel ?

L’A400M voit-il enfin le bout du tunnel ?

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Un accord entre EADS et ses clients aurait été enfin trouvé, concernant le partage des surcoûts du programme. Nous nous dirigeons vers une issue favorable pour le programme de l’A400M. La firme aéronautique européenne EADS a donné son accord aux propositions des sept pays clients de l’avion de transport militaire sur le partage des surcoûts du programme.

« On a eu mercredi soir une réponse d’EADS à la lettre envoyée il y a quelques jours par les Etats. Désormais, il n’y a plus d’exigences financières d’EADS », a déclaré le ministre français de la Défense Hervé Morin.

Les sept pays partenaires – Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Royaume-Uni et Turquie – ont proposé à EADS deux milliards d’euros d’aide. S’ajouteraient 1,5 milliard d’avances remboursables. Une proposition qu’ils ne pourront faire évoluer ont prévenu les Etats. Ce montage laisserait cependant à la charge d’EADS un montant de 900 millions d’euros, en supplément des 800 millions qu’il s’est dit prêt à endosser. Le tout pour couvrir le reste des surcoûts de 5,2 milliards d’euros.

Le PDG de l’avionneur européen Airbus, Thomas Enders, a jugé jeudi qu’Airbus avait reçu pour le programme A400M « une contribution significative des nations ». Avant que soit signé le contrat rectifié, EADS voudrait cependant que soient réglées « une série de questions », notamment que les sept pays partenaires ne diminuent pas fortement leurs commandes. Le retard n’est pas catastrophique, selon Thomas Enders. « Si vous comparez avec des programmes militaires d’une même envergure, vous vous rendrez compte que nous sommes dans les temps », a-t-il insisté.

Pour rappel, les sept pays clients ont commandé un total de 180 appareils A400M pour 20 milliards d’euros. Mais le programme lancé en 2003 a pris au moins trois ans de retard et EADS, qui contrôle Airbus, doit faire face à des dépassements de coûts de quelque 5,2 milliards d’euros. (Source AFP)

Passionné d'aéronautique et formateur en Web et PAO, il est le fondateur, en 1999, de l'encyclopédie de l'aviation militaire www.avionslegendaires.net. Administrateur et rédacteur en chef du blog, il vous fait partager ses avis et coups de coeur (ou de gueule) sur l'actualité aéronautique.

6 COMMENTAIRES

  1. Je le trouve massif, magnifique mais question, peut-il servir de bombardier, car à ma connaissance, la France n’a aucun bombardier très lourd type B-52, l’A400M pourrait-il remédier à cela ?
    Peut-il aussi servir de ravitailleur ?

  2. @wadgy
    Il est omnirôle : transport tactique et stratégique, évacuation sanitaire, Tanker et raviataillement en vol… mais pas de bombardement.
    Le bombardement français repose sur les mirages et les rafales…

  3. En outre l’avenir des camions à bombes genres B-52H, B-1B, ou encore Tu-22M, semble très noir. En effet ces avions ont une image de marque déplorable auprès du grand public, donc du contribuable, donc des politiques. Et puis il faut reconnaitre qu’ils représentent des cibles privilégiés pour la chasse et encore plus la DCA ennemie. Et encore ces avions sont à réaction. Alors un bombardier à hélices, même à turboprop’, ne serait vraiment pas utile dans ces temps de frappes ciblées. En fait la France n’a plus de véritable bombardier depuis le retrait il y a quelques années des derniers Mirage IV-P. Les Mirage 2000D et 2000N-K2 ne sont pas vraiment des bombardiers, plutôt des chasseurs bombardiers, comme les Rafale.

    Par contre on peut toujours rêver d’une version d’appui tactique rapproché de l’A400M, à la manière des AC-130 américains. Mais bon à mon sens ça ne dépassera pas l’état de rêve, car je ne suis pas certain que le programme soit économiquement viable.

    😉

  4. Je pense pas que l’A 400M soit un avion à destination du bombardement lourd,type B52, de plus, le bombardement dit « chirurgical » fait plus sont effet dans l’opinion publique que le bomberdement massif (cf la guerre du vietnam, d’afganistan, d’irak et j’en oublie). C’est une bel avion multi-rôle et c’est tout. Mais une question m’interroge, es-ce que EADS va aller au bout de son travail ou va-t-il nous faire une entourloupe de dernière minute ?

  5. Le problème c’est que l’avenir économique d’EADS et donc d’Airbus Industries et Airbus Military repose pour beaucoup sur l’A400M. D’ores et déjà il faudrait que l’avionneur franco-européen se place sur le marché, certes restreint mais réel, du cargo civil. En effet nombres de vieux L-100-20 et L-100-30 (versions civiles des C-130E et C-130H) arrivent en fin de vie, avec des taux d’usures souvent bien plus élevés que sur leurs homologues militaires. Et ni l’Illyushin Il-76 Candid ni le Boeing C-17A Globemaster III ne pourront vraiment les remplacer. D’autant que Lockheed-Martin n’a toujours pas vendu un seul C-130J civil. Là encore le quadriturbopropulseur d’Airbus Military a ses chances. Pourvu qu’il soit un peu dégraissé…

    😀 😀 😀

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