L’information a officiellement été dévoilée par le ministère russe de la défense ce mercredi 28 octobre 2020. Au moins douze hélicoptères de lutte anti-sous-marine Kamov Ka-27M sont actuellement présents en Mer de Barents. S’il s’agit selon Moscou de soutenir avant tout l’action de protection de l’espace maritime russe cette présence est également vue comme une menace par la marine norvégienne. Depuis plusieurs semaines la Russie maintient un haut niveau de militarisation agressive dans la région.

Après les interceptions d’avions norvégiens par la chasse russe c’est donc un nouveau pas dans la dégradations des relations entre Oslo et Moscou au sujet de la Mer de Barents. La Russie cherche en effet à en faire, à l’instar de la Baltique et de la Mer Noire, une de ses mare nostrum. Et la décision de déployer quatre Kamov Ka-27M, la version récemment modernisée, de l’hélicoptère de facture soviétique va plutôt dans ce sens.
Beaucoup moins polyvalent que ses concurrents occidentaux le Ka-27M est avant-tout un chasseur tueur de sous-marins. Cet hélicoptère a été conçu ainsi durant la guerre froide et c’est comme ça que la marine russe l’utilise aujourd’hui.

Sur les douze hélicoptères officiellement présents dans la région il faut savoir qu’au moins un est embarqué à bord de la frégate anti-sous-marine Amiral Kazatonov. Deux autres le seraient à bord du destroyer Vice-amiral Koulakov. Pour les autres on ignore leur affectation mais il n’est pas impossible que ces neuf Ka-27M opèrent depuis une base à terre. Les installations de Severomorsk-1 semblent les plus logiques pour les accueillir.

Ces douze Kamov Ka-27M représentent donc avant tout une menace claire pour les six sous-marins norvégiens de classe Ula. Ces bâtiments à propulsion diésel-électrique sont récurrents en Mer de Barents. Celle-ci fait partie de leurs zones habituelles de patrouilles. Des submersibles dont la Russie dénonce fréquemment la présence comme une agression.
La Norvège étant membre de l’OTAN il est fort probable, voire franchement sûr et certain, que des sous-marins appartenant à des marines de guerre de pays membres de l’alliance Atlantique y patrouillent également. Des bâtiments de guerre américains, britanniques, ou encore français beaucoup plus difficiles à repérer car à propulsion nucléaire. Et là dans l’optique de traquer ces submersibles le déploiement de ces douze Ka-27M prend tout son sens.

Plus que jamais la Russie joue un trouble jeu en Mer de Barents, une zone géographique capitale pour le transport maritime internationale. Si elle voulait en chasser la Norvège elle ne s’y prendrait pas autrement.

Photo © ministère russe de la défense.

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7 COMMENTAIRES

    • Euh comment dire… mouais en parlant d’être mort de rire, je dirais qu’en lisant votre commentaire je pourrais l’être mais comme je soupçonne que vous soyez un neuneu pro-russe vous prendriez mal alors que je ris de vous. Mais merci pour ce bon fou rire au travers de votre commentaire.

    • Les sous marins nucléaires n’ont pas besoin de remonter à la surface et rien que pour ça ils sont beaucoup plus discrets.
      Ils se passent de pompes pour faire circuler l’eau de refroidissement à la différence des centrales nucléaires et sont donc très silencieux sous l’eau.
      Tout faux, donc, troll 2mes2

      • Bonjour Palou,

        On peut tout à fait répondre à ce troll sans cervelle sans pour autant l’insulter. L’expression « 2mes2 » est sans doute de trop dans votre réponse, qu’en dites vous ?

        • Vous avez raison ! En même temps il se traite lui même de plouc ^^
          Je n’aime pas qu’on vienne pourrir volontairement le débat mais j’ai un peu dérapé en effet !

  1. A force de vouloir tout contrôler autour de leur immense pays les russes ressortent les  » teufs teufs  » de l’ère soviétique par manque de moyens modernes.

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