Premier vol de l’énorme drone Phantom Eye de Boeing

[Techno] Premier vol de l’énorme drone Phantom Eye de Boeing

L’énorme drone expérimental conçu par Boeing et ses ingénieurs qui devrair pouvoir voler pendant un maximum de quatre jours, a achevé son premier vol d’essai au-dessus du désert de Mojave à la base d’Edwards de l’USAF.

Le drone, appelé Phantom Eye, avec son système de propulsion à l’hydrogène devrait élargir considérablement la portée de l’espionnage militaire. Jusqu’à présent l’endurance la plus longue des avions de reconnaissance est d’environ 30 heures.

Dans le vol d’essai, qui a eu lieu la semaine dernière, le Phantom Eye a tournoyé au-dessus d’Edwards AFB à environ 4080 pieds pendant seulement 28 minutes. Après l’atterrissage, l’appareil a eu des problèmes lorsque le train d’atterrissage s’est enfoncé dans le lit du lac et s’est brisé. Les ingénieurs vont évaluer les dommages, car ils avaient l’intention de réaliser plusieurs vols d’essai exigeants à l’avenir.

Avec une envergure de 150 pieds et un fuselage en forme d’oeuf, le drone a été construit à Phantom Works du complexe  Boeing de St. Louis avec le soutien technique de ses installations à Huntington Beach. Le drone est conçu pour espionner sur de vastes étendues à une altitude pouvant aller jusqu’à 65.000 pieds.

« Ce jour marque le début d’une nouvelle ère de l’intelligence, de surveillance et de la reconnaissance, où un avion sans pilote restera sur place pendant plusieurs jours d’affilée fournissant des informations et des services essentiels», a déclaré Darryl Davis, directeur de Phantom Works.

Contrairement aux drones de combat existants qui sont contrôlés à distance par un pilote humain, le Phantom Eye pourrait effectuer une mission contrôlée presque entièrement par un ordinateur. Un pilote humain assis à plusieurs centaines de km de distance peut concevoir une trajectoire de vol et l’envoie sur son trajet, et un programme informatique le conduit vers la cible et pour le retour.

Durant le vol, l’appareil a été alimenté par de l’hydrogène liquide. Boeing affirme que ce carburant est une alternative puissante pour les véhicules qui nécessitent l’endurance, et la combustion ne laisse que de l’eau dans l’atmosphère.

Il aura fallu environ quatre ans de Boeing pour que son prototype prenne son envol, sans la promesse d’un contrat. Boeing développe le Phantom Eye sur fonds.

Passionné d'aéronautique et formateur en Web et PAO, il est le fondateur, en 1999, de l'encyclopédie de l'aviation militaire www.avionslegendaires.net. Administrateur et rédacteur en chef du blog, il vous fait partager ses avis et coups de coeur (ou de gueule) sur l'actualité aéronautique.

13 COMMENTAIRES

  1. L’hydrogène, c’est le carburant de l’avenir : une simple électrolyse de l’eau et c’est gagné… Imaginez un hydravion qui n’aurait qu’à se poser pour se ravitailler en carburant !

  2. Le lobbie pétrolier ne va pas apprécier, remarque il avait déjà démonter et fait disparaître toutes les inventions de ce type pour les voiture, là le poisson est gros, Boeing, pas sûr qu’ils arrivent cette fois à faire annuler ce type d’évolution. Le drone est énorme, et très moche en plus 😛 , mais bon, je ne vois pas bien l’utilité d’un tel engin, si on pouvais m’éclairer.

  3. L’utilité est clair, cela aide dans le processus: observation, orientation, décision, action!
    Là ou aller de l’observation l’action pouvait prendre 24H, le temps de repérer certains point stratégique, là il ne suffit plus de quelques minutes grâce à l’observation temps réel!

    Aujourd’hui, les missions de reconnaissance stratégique à longue portée c’est primordial.

  4. L’utilité du Phantom Eye est de s’intercaler entre les drones tactiques et stratégiques actuels, et les satellites. Le vol à très haute altitude devrait le mettre à l’abri des missiles sol-air, mais surtout des chasseurs. Mis à part la poignée de MiG-31 encore en état de vol en Russie je vois mal qui pourrait décemment supposer intercepter un tel appareil volant en stratosphérique.

    😉

    • @Arnaud,
      Si, les américains peuvent utiliser leur programme de F-15 tueur de satellites. Bon ils sont dans la même camp…
      Je pense tout de même qu’il y aura bien un missile air-air adéquat, si toutefois ça n’existe pas déjà.

  5. Gaëtan, je te rappelle que le programme du F-15 ASAT (anti satellite) a été abandonné en 1988, du fait de la faible (très faible en fait) précision des missiles ASM-135. Même le programme ABL, Airborne Laser, sur Boeing 747 a été annulé. Alors les satellites et aéronefs stratosphériques ont encore de beaux jours devant eux. Et ni les Russes ni les Chinois ne semblent capable de contrer cela.

    😉

  6. Eventuellement sa signature radar et/ou thermique, la présence de systèmes de CME si ceux ci sont avérés, voici Tonton les principales difficultés que pourraient rencontrer un ennemi de cet UAV.

    😉

  7. Non pour l’instant les infos disponibles sur sa signature radar ne sont que des supputations… et vue l’habitude de transparence des Américains, elles risquent de le demeurer longtemps.

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