Destiné à remplacer à terme le biréacteur à succès A330 et son grand frère quadriréacteur A340 le futur Airbus A350 dispose désormais d’une chaîne de production qui lui est propre. C’est à Toulouse que Tom Enders, actuel patron de la société européenne, accompagné du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, a inauguré cette nouvelle étape dans l’aventure Airbus.

Initialement connu sous la désignation de XWB, pour Extra Wide Body, c’est à dire avion à fuselage extra large, l’A350 devra bataillé sévère contre un Boeing 777 bien implanté auprès de clients traditionnels d’Airbus comme Air France ou Air India par exemple, et aussi se tailler une place face à l’ultra-moderne 787, mieux connu sous son nom de Dreamliner.

La force du nouveau biréacteur réside en grande partie dans son usinage faisant massivement appel aux matériaux composites, ce qui permet ainsi de réduire notablement la masse de l’appareil et donc par ricochet sa consommation en carburant, ce qui se ressentira jusqu’au prix du billet payé par le passager. Enfin sur le papier surtout… car gageons que les compagnies sauront encore faire des bénéfices sur le dos des consommateurs, même avec un avion moins gourmand.

Clairement cette inauguration permet de conforter Toulouse et sa région comme capitale européenne de l’aéronautique civile, tandis que la branche militaire d’Airbus se recentre sur l’Espagne. Reste à savoir quelle sera la réponse des homologues allemands installés autours de Hambourg.

Vue d’artiste (c) Airbus Industries.

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