Nouveau coup dur pour les nombreux détracteurs de l’avion de combat américain de nouvelle génération. Le Pentagone a annoncé ce jeudi 9 janvier 2020 avoir donné son feu vert à la Republic of Singapore Air Force pour la vente de quatre Lockheed-Martin F-35B Lightning II, assortie d’une option pour huit avion supplémentaires. Désormais c’est au Congrès américain d’accepter ou de refuser ce contrat approchant les 2.5 milliards d’euros. On savait déjà que les Singapouriens étaient intéressés par l’avion, mais dans sa version terrestre à décollage classique.

Alors cet intérêt de la Republic of Singapore Air Force pour le Lockheed-Martin F-35B Lightning II remet t-il en cause cette décision d’acquérir le F-35A ? Rien ne peut le dire, ni l’infirmer. Mais cette décision est pour le moins inhabituelle, l’avion ayant plutôt une connotation de chasseur embarqué plutôt que d’avion terrestre. Outre l’US Marines Corps des F-35B Lightning II ont été commandé par les aéronavales britanniques, italiennes, ou plus récemment japonaises. De son côté la marine sud-coréenne s’interroge toujours sur la pertinence de cet avion dans son aéronavale.
Surtout ces quatre premiers avions seront, si le contrat va à son terme, les premiers avions à décollages et atterrissages verticaux en service à Singapour. Cette ancienne colonie britannique n’a en effet jamais utilisé le moindre avion dérivé du Hawker-Siddeley Harrier. Même la version américaine n’y a pas volé.

Désormais la balle est donc dans le camp des parlementaires américains. Seul le Congrès peut autoriser ou invalider cette vente. Sa décision sera sans appel, dans un sens autant que dans l’autre. Pourtant peu de risques pour Lockheed-Martin qu’elle ne soit pas positive et permette la livraison de ces quatre F-35B Lightning II et sans doute dans la foulée de la transformation de l’option des huit machines en contrat ferme. Singapour est un client fidèle des industries de défenses américaines.
Dans un premier temps c’est la DSCA, la Defense Security Cooperation Agency, qui dépend donc du Pentagone qui a validé le choix singapourien. Mais bien moins indépendante du complexe militaro-industriel américain que le Congrès celle-ci a très vite donné son accord. Les militaires américains ont tout intérêt à voir leur avion furtif vendu à ce pays, financièrement notamment. Les retombées pour la DSCA sont substantielles.

Un aspect permet de confirmer une modification rapide du contrat en transformation ferme de l’option des huit avions supplémentaires : le fait que treize moteurs ont également été commandés, en plus de ceux équipant déjà l’avion. Mais surtout comme on le laisse sous-entendre autant aux États-Unis qu’à Singapour ces douze futurs F-35B Lightning II pourraient bien être suivis dans quelques temps par bien plus d’avions. Et auquel cas l’idée de vendre à ce pays le F-35A pourrait être revue, mais pour l’instant ce n’est encore qu’un hypothèse de travail.

Photo © Lockheed-Martin.

 

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4 COMMENTAIRES

  1. Nouveau coup dur pour les nombreux détracteurs de l’avion de combat américain de nouvelle génération ou nouveau coup dur pour les Européens qui n’ont décidément pas la force politique de vendre leurs avions ? Je ne suis et de loin jamais été détracteur du F-35, mais je dois reconnaître que la vente d’Eurofigther ou de Rafale ne m’aurait pas déplu !

  2. c’est vrai aussi qu’ils ont des voisins turbulents et que de montrer son alliance militaire avec les USA fait surement pencher la balance pour un petit pays de 720 Km ² !, ils ne voudraient pas un avion ravitailleur genre Airbus ? !!!

  3. Surtout ils n’avaient pas d’autre choix, il n’y a qu’un seul avion de combat VTOL sur le marché. Dans leur cas et compte tenu de leur situation géographique, le recours à un avion VTOL en complément de chasseurs conventionnels est assez cohérent.

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