Le Portugal aimerait trouver un remplaçant pour ses dernières Alouette III

Le Portugal aimerait trouver un remplaçant pour ses dernières Alouette III

Quand on parle d’hélicoptère inusable, on pense généralement au Bell UH-1 Iroquois. Pourtant il est loin d’être le seul, et l’un d’entre-eux provient de France : l’Alouette III. Parmi les pays qui utilisèrent cette machine le Portugal tient une place à part. En effet, non contents d’utiliser leurs Alouette III pour des missions de soutien très variés, les pilotes portugais se permettaient même de faire de la voltige avec, une gageure. Désormais, ils recherchent un appareil digne de les remplacer définitivement.

Une Alouette III militaire portugaise lors d'un exercice d'évacuation en haute mer en juillet 2014.
Une Alouette III militaire portugaise lors d’un exercice d’évacuation en haute mer en juillet 2014.

Alors que la Força Aérea Portuguesa a célébré en grande pompe l’an dernier les 50 ans d’utilisation de cet hélicoptère, la patrouille acrobatique des Rotores de Portugal semble continuer à utiliser épisodiquement ses trois Alouette III. Hormis cette mission de prestige, les Alouette III portugaises remplissent aussi des missions de liaison, de surveillance urbaine, d’entraînement avancé, et même de sauvetage en mer. Une dernière mission surprenante quand on sait que les militaires portugais utilisent dans le même temps l’un des meilleurs hélicoptères disponibles sur le marché, l’Agusta-Westland AW.101 Merlin européen. Douze d’entre eux ont été acquis il y a quelques années.

Pour remplacer ses Alouette III le Portugal aimerait, selon ses députés, acquérir entre six et huit hélicoptères légers. Les constructeurs européens Airbus Helicopter et Agusta-Westland semblent largement avoir la priorité des décideurs politiques. Ainsi les appareils en lice pourraient s’appeler AW.109 Power, AW.119 Koala, EC635, EC645 (avec ou sans Fenestron), voire EC655 Panther. Bien entendu pour des raisons de respect de la concurrence les constructeurs non européens seront certainement aussi de la partie, mais avec des chances moindres.

Pour l’instant ce vœu de remplacement n’a pas dépassé les couloirs du parlement portugais, mais il semble de plus en plus évident qu’une lettre d’intentions en ce sens soit établie dans le courant de l’année 2015, avec pourquoi pas une sélection du nouvel hélicoptère entre mi-2016 et début 2017. Auquel cas les Alouette III portugaises quitteraient le service actif aux alentours de 2018. Autant dire que les amoureux de cette machine ont encore le temps de la voir évoluer là-bas.

Photos © Força Aérea Portuguesa.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

4 COMMENTAIRES

  1. Franchement c’est une erreur. L’alouette est un hélicoptère rustique, sûr et pas cher. Pour des missions d’entrainement par exemple, il est parfait. La question à se poser c’est: a t-on besoin d’un nouvel hélicoptère, super cher, qui aura une fiabilité moindre pour des missions hors combat ? Pour moi c’est non. C’est clairement un appareil qui pourrait être légèrement rénové et relancé en production. De fait on aurait de nouveau un hélico de servitude pour 50 ans.

    • Sur le fond je vous comprends, mais former des pilotes de Merlin, un des hélicoptères à l’avionique la plus évolué sur une Alouette III c’est presque limite. Bon en France on forme ceux de Caïman sur les même machines, donc ne donnons pas de leçons, mais par contre donnons notre chance à de nouveaux appareils. L’AW.119 Koala et l’EC135 représentent d’excellents hélicoptères dans ce cas.

  2. Tout-à-fait d’accord, et c’est bien pour cela que la production a été arrêtée !
    Si les usines font de la qualité durable pour pas cher, elles feront faillite rapidement…

  3. Déjà nos amis Portugais pense « Achat Européen » eux !!!
    Que cela serve d’exemple à d’autre pays de notre vieille Europe…
    Bonne journée,
    Michel

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