L’Alouette II, 20 ans après son retrait de l’Armée de l’Air

L’Alouette II, 20 ans après son retrait de l’Armée de l’Air

Il y a vingt ans, en catimini, l’Armée de l’Air retirait du service sa dernière Alouette II. Le célèbre monoturbine remplissait depuis 1975 la fonction d’appareil d’entraînement primaire et intermédiaire, au sein du CIEH-341 Maurienne, le Centre d’Instructions des Équipages d’Hélicoptères. Retour sur une mission essentielle mais totalement éclipsé de cet hélico légendaire.

Lorsque le 1er mai 1975 la Base Aérienne 725 du Bourget-du-Lac (73) voit l’ouverture du Centre d’Instructions des Équipages d’Hélicoptères 341 ce n’est pas la première fois que des voilures tournantes d’entraînement y décollent. En fait depuis 1956 le Centre d’Entraînement au Vol en Montagne, qui dépend de l’Armée de Terre, forme les pilotes français (et alors dans une moindre mesure étrangers) aux vols à voile et au vol en hélicos en milieu montagnard. Si alors les Hiller UH-12 ont quitté le service l’ALAT possède encore quelques Bell 47G de formation.

Aussi l’état-major de l’Armée de l’Air a décidé de doter son CIEH d’Alouette II. Bien que cet hélicoptère soit alors encore dans l’air du temps ce n’est pourtant plus toute à fait une machine moderne en 1975. D’autres appareils ont fait leur apparition et l’ont largement surclassé. Pourtant avec sa turbine Artouste il demeure une référence. Bien plus que le Bell 47G à moteur à pistons. Et les pilotes de l’Armée de l’Air vont apprendre à voler sur hélicos en Savoie jusqu’à la décision politique prise en 1985 de les transférer dans le sud-ouest.

Le 18 juin 1985 justement le CIEH 341 Maurienne fait son apparition sur la Base Aérienne 101 de Francazal dans la banlieue de Toulouse. Les Alouette II sont bien entendu du voyage. Les apprentis pilotes de l’Armée de l’Air troquent par la même occasion les Alpes pour les Pyrénées. Le vol au-dessus des pics montagneux continue donc de faire partie du cursus des aviateurs français.
En 1988 la question du remplacement des Alouette II commence à se poser, d’autant que l’entraînement avancé se fait désormais (intégralement) sur biturbines SA-330 Puma. L’Armée de l’Air se met alors en quête de l’hélicoptère idoine.

Des Alouette III font leur apparition en 1989, mais cet hélicoptère est lui aussi en sursis. Il faut une machine plus moderne. Le choix se porte alors naturellement sur l’Écureuil biturbine. L’appareil, ultramoderne au début des années 1990, n’est finalement pas commandé en série tel quel pour l’entraînement des aviateurs mais sous la forme de son dérivé militaire, l’AS-555AN Fennec.

Le 10 juin 1996 le dernier vol d’une Alouette II du CIEH-341 marque aussi la fin de carrière de cet appareil de légende dans l’Armée de l’Air, quarante ans après son apparition au-dessus des djebels algériens dans le rôle beaucoup plus guerrier de poste de commandement aéroporté. Un an plus tard c’est la Marine Nationale qui retirera du service ses Alouette II, mais ça c’est une autre histoire.

Photos © Marine Nationale

4 COMMENTAIRES

  1. Je suis l’auteur des numérisations des deux photos de cet article qui font partie de ma collection … L’origine de celles-ci n’est pas l’US Air Force Museum. Veuillez respecter les droits d’auteur et les sources de vos photos; il pourrait y avoir des poursuites par la suite !

    • Bonjour vous m’en trouvez désolé mais c’est bien sur la photothèque de l’USAF Museum que ces clichés ont été trouvé. Je suis navré que cela vous ait causé une telle gêne, et je suis prêt à vous croire sur parole. Je viens de modifier le crédit, ce n’était nullement la peine que vous profériez des menaces de poursuites qui ne sont pas très élégantes.

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