Après les Mirage 2000-5F, les Rafale font leur apparition à Maple Flag...

Après les Mirage 2000-5F, les Rafale font leur apparition à Maple Flag 2016

Quelques jours après les monoréacteurs Dassault Mirage 2000-5F c’est au tour des biréacteurs Dassault Rafale B & C de faire leur apparition dans les rangs de l’exercice international Maple Flag. Quatre chasseurs omnirôles de l’Armée de l’Air sont arrivés ce mercredi 8 juin 2016 à CFB Bagotville au Canada afin de représenter dignement la France face aux chasseurs nord-américains. Ils étaient accompagnés d’un quadriréacteur de ravitaillement en vol Boeing C-135FR.

Malgré la distance et le temps de vol cette traversée de l’Atlantique nord n’a été qu’une formalité pour les pilotes et équipages français rompus à ce genre d’exercice. Il faut dire que l’avion a été conçu en ce sens. Chacun se souvient sûrement du raid longue distance mené par les Rafale français contre des positions djihadistes d’AQMI au Mali, ayant décollés de France métropolitaine.
Un vol de transit n’est donc qu’une formalité dans ce cas, d’autant que le ravitailleurs volent à leurs côtés.

Le lendemain les cinq avions frappés de la cocarde tricolore ont rejoint CFB Cold Lake où se tient l’exercice international Maple Flag 2016.

Mais surtout la présence de ces quatre Rafale B& C revêt un aspect politique indéniable au moment où dans ce pays certains remettent en question l’acquisition prochaine du Lockheed-Martin F-35A Lightning II par l’Aviation Royale Canadienne tout en louchant vers l’avion clodoaldien. Décrocher un contrat au Canada, terre aéronautique des avionneurs américains, serait un exploit pour Eric Trappier (le patron de Dassault Aviation) et ses équipes.

L'avion et son pilote sont français, tout le reste de la photo est canadien.
L’avion et son pilote sont français, tout le reste de la photo est canadien.

Les observateurs aéronautiques seront donc certainement aux aguets pour entrapercevoir des signes de rapprochements entre les pilotes canadiens et leurs homologues français, mais également entre les mécanos.
On se souvient que le grand Bourvil chantait qu' »un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais ». Pas sûr qu’il aurait chanté la même chose sur un Rafale sous la cocarde canadienne.
Affaire à suivre.

Photos © Aviation Royale Canadienne.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

6 COMMENTAIRES

  1. Le processus d’achat du F-35 par le Canada est suspendu, le temps de lancer un appel de propositions auquel participera sûrement Dassault. L’actuel Premier ministre du Canada a récemment affirmé que le F-35 est un avion « qui ne fonctionne pas… » et il n’a jamais caché son opposition à l’achat de cet appareil jugé trop coûteux et aux performances plus que discutables. Compte tenu des délais associés à un nouveau processus de sélection d’un avion destiné à remplacer la flotte des CF-188 Hornet, dont il ne reste que 80 exemplaires opérationnels, le gouvernement fédéral envisage sérieusement d’acquérir, sans appel d’offres, une certaine quantité d’appareils Super Hornet comme mesure transitoire pour renforcir la capacité de l’ARC. L’Australie, qui est l’un des partenaires du programme F-35, avait fait de même face aux délais de développement du F-35. Ce sera à Dassault de convaincre le Canada des retombées économiques de l’option Rafale et de sa capacité à «canadianiser» l’appareil français pour répondre à ses spécifications particulières. Gageons que la France ne manquera pas une seule opportunité d’exercices conjoints comme le «Maple Flag 2016» pour faire voler ses Rafales sous les cieux canadiens. À quand une démonstration des capacités du Rafale dans l’Arctique canadien en plein hiver ?

    • Malheureusement, le Canada est et restera une  » terre pour matériel US « , car au delà de la valeur réelle des avions proposés, c’est surtout le forfait  » parapluie USA  » qui domine et qui est vendu à tous les pays européens et aux autres qui ont choisi le F35. Les USA avaient su  » convaincre  » les canadiens de laisser tomber le CF105 ARROW, qui était une merveille, créée à domicile ( au profit des missiles Bomarc ). Ne rêvons pas. il n’y aura pas de Rafale à feuille d’érable. ( ce qui m’aurait vraiment fait plaisir… Avant d’être traité de french basheur ! ). Mais ceci dit…On ne sait jamais !

  2. Le rafale canadien même dassault n’y croit pas… l’appel d’offre est attendu par dassault seulement pour montrer que le rafale est plus économique que le f35

  3. je souhaite que le CANADA enclenche la marche arrière concernant le F 35, c’est un aéronef bourré d’électronique
    et beaucoup de problèmes et qui à coûter des milliers de dollars!!!!! sur les F16 et F18 de très bon aéronefs!!!!!
    les ingénieurs de cette générations ne sont pas sérieux!!!!! notre rafale de chez DASSAULT c’est le mec le plus ultra!!!!! il faut bien réfléchir chers canadiens!!!! il est permis de renverser la vapeur!!!!! les américains ne sont
    pas les maîtres!!!!! d’autres constructeurs sont bien à la porte!!!!!

  4. Depuis la saga des remplacements des CF-100 par les CF-101 au lieu des CF-105, c’est toujours la même histoire qui se répète malheureusement au pays de l’érable. Nous subirons toujours des pressions de l’Oncle Sam pour se procurer SES aéronefs. Au Canada nous avons coutume de dire que lorsque l’éléphant tousse, la sourie attrape un rthume. Je ne comprends toujours pas qui et pourquoi à Ottawa on s’est mis dans la tête d’acheter un avion MONOréacteur plutôt qu’un biréacteur depuis les CF-100? Les canadiens et les membres des Forces armées canadiennes ne nourrissent pas de préjugés envers la qualité du matériel fabriqué dans les vieux-pays: nous avons des missiles antichar Eryx; le Léopard A2A4 a succédé au Léopard 1 au sein de notre armée. Et ils sont parfaitement au courant de l’interopérabilité des Rafales et des typhoons. Ce sont pas les membres de l’État-Major des Forces qui décident de l’achat d’un tel matériel mais bien le conseil des ministres élus sous la gouverne du premier ministre Justin Trudeau. Ce n’est pas la première fois que nous avons désavoué un contrat pour l’acquisition d’équipement militaire. Cependant la facture s’annonce très très salée: certains mentionnent le montant de 850 million de $. Comme le dit si bien mon compatriote Marcel, l’ARC ne souhaite pas se retrouvé « le bec à l’eau » c’est-à-dire sans aéronef pour assurer son rôle au sein du NORAD et de l’OTAN. Présentement, c’est notre marine qui se retrouve dans cette fâcheuse position: celle-ci est obligée d’emprunter des pétroliers-ravitailleurs d’escadre AOR pour au moins une année. Les avionneurs européens doivent faire leur examen de conscience au sujet de la façon de vendre leurs Rafales et Typhonns quant à la problématique du marché canadien au sujet du remplacement des CCF-118. Le choix du Superhornet est selon moi un pis-aller. Celui-ci est d’une génération antérieure aux Rafales & Typhonns. A long terne, l’ARC sera composé d’une flotte mixtes de Superhornet et de quelques F-35(mais je souhaiterais des Rafales). La réaction du « courrier des lecteurs » est unanime: pas de F-35 canadiens! Mais certains vont plus loin: abolir les Forces armées! Ce courant de pacifistes naïfs est présent tant au Canada anglais qu’au Québec. Ceux-ci ne perçoivent pas la pertinence des Forces armées canadiennes! Bienvenue à nous cousins français!

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