C’est un accident rare pour un hélicoptère légendaire connu notamment pour sa très grande stabilité. Ce mardi 31 janvier 2017 une Alouette III dépendant des Forces Armées de Nouvelle-Calédonie s’est abîmé dans le lit d’un fleuve côtier à proximité de la Base Aérienne 186 de Nouméa, occasionnant des blessures légères à deux de ses quatre membres d’équipage. Un accident qui pourrait relancer le débat sur le remplacement de ces vénérables monoturbines en service dans la Marine Nationale depuis le début des années 1960.

C’est dans le lit de la Tontouta, un des principaux fleuves côtiers néo-calédoniens, que le drame s’est joué en fin d’après-midi. Alors qu’elle revenait d’un vol d’entraînement de jour l’Alouette III bleue marine s’est abîmé dans ces eaux peu profondes. Il semble que le pilote ait réussi à poser son hélicoptère après l’avoir mis en auto-rotation, ce qui à certainement permit d’éviter le pire.

Rapidement le contrôle aérien a déployé les unités de sauvetage et de secours afin de retrouver la trace de l’hélicoptère naval. Un Casa CN-235 de l’Armée de l’Air a décollé et pris le chemin de la zone supposée du crash. Son équipage a rapidement repéré l’Alouette III. Par radio les aviateurs ont guidés les sapeurs-pompiers venus de Nouméa et des communes avoisinantes tandis qu’un hélicoptère SA-330B Puma de l’Armée de l’Air prenait les airs avec à son bord une équipe de secours et un médecin-urgentiste du SAMU local.

Pendant que les soldats du feu désincarcéraient les deux blessés, le Puma se préparait à les prendre en charge. Leurs deux collègues sains et saufs ont quant à eux été conduits à l’hôpital pour un bilan médical par des moyens ambulanciers terrestres.

Cet accident risque bien de relancer le débat sur le remplacement des Alouette III en service dans la Marine Nationale. Un rôle que jamais les Caïman ne pourront remplir, bien trop gros et onéreux. Alors quid de ce futur successeur ? À priori produit par Airbus Helicopters. L’idée de louer des H120 Colibri pour les missions d’entraînement est souvent avancée. Mais il reste les missions de service public et de sûreté embarqué.
Deux solutions existent : en premier lieu le desserrement des Dauphin 2 libérés des missions de sauvetage en mer par l’apparition progressive des Caïman ou l’acquisition d’une poignée d’hélicoptères neufs. Auquel cas le choix se ferait certainement entre les H135M et H145M, les deux modèles qui actuellement ont le vent en poupe.

Quoiqu’il en soit un accident qui en dit long aussi sur l’usage intensif que la Marine Nationale fait de ses Alouette III et pas uniquement au sein des FANC, les Forces Armées de Nouvelle-Calédonie.

Photo © Marine Nationale.

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Collision basse hauteur avec un cable ( installé là depuis ………….très longtemps ) connu de tout les pilotes hélicos du territoire mais , peut-être pas de l’équipage du bateau .
    L’entretien et l’âge de la bécane , certes vénérable , ne sont pas en cause !!!!!!!!!!!!!!

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