Voilà qui ne va pas faire plaisir du tout aux habituels haters. En ce début décembre 2018 l’Aeronautica Militare est devenue la première force aériennes européenne à déclarer opérationnels ses premiers Lockheed-Martin F-35A Lightning II. Une IOC (pour Initial Operating Capability) qui ouvre la voie à de futurs déploiements de ces avions lors de missions extérieures au profit de l’Union Européenne et/ou de l’OTAN. À terme ce sont soixante de ces chasseurs de nouvelle génération qui doivent voler sous la cocarde italienne.

Et donc ces premiers Lockheed-Martin F-35A Lightning II opérationnels italiens appartiennent actuellement au 13° Gruppo. Basée à Amendola sur la côte adriatique cette unité a pour mission la chasse et l’appui aérien rapproché. Dans la première elle doit notamment assurer la défense aérienne de la partie sud de l’Italie, le talon de la botte.
Bien que le nouvel avion ne soit pas exactement un chasseur de supériorité aérienne ni un intercepteur pur il devra désormais remplir cette double fonction. Pour cela il sera armé de missiles AIM-9 Sidewinder et AIM-120 AMRAAM installés en soute afin de préserver sa furtivité. Un armement air-air qui demeure finalement très classique !

En devenant la première aviation militaire en Europe à déclaré opérationnel ses F-35A l’Aeronautica Militare marque l’histoire de l’aviation. Désormais donc il sera possible, d’ici quelques mois, d’apercevoir de tels avions lors de manœuvres internationales face à d’autres avions contemporains comme les Dassault Aviation Rafale B & C de l’Armée de l’Air ou bien les Eurofighter EF-2000 Typhoon de l’Ejército del Aire.
Mais surtout désormais l’Italie devrait pouvoir envisager de les engager dans les états baltes lors de la mission atlantiste Baltic Air Policing. De quoi permettre de renforcer cette opération particulièrement sensible au plus près des frontières avec la Russie. Un chasseur multi-rôle furtif représentant de ce fait une véritable plus-value face à d’éventuels Sukhoi Su-27 ou n’importe quel autre avion d’arme qui est susceptible de violer les espaces aériennes estoniens, lettons, et lituaniens.

En attendant les pilotes italiens vont enchaîner les heures de vol à bord de leurs nouveaux chasseurs. Pour mémoire l’Italie doit également disposer d’ici quelques mois de ses premiers F-35B destinés à son aéronavale. Des avions qui seront bien évidemment embarqués !

Photo © Aeronautica Militare Italiana.

 

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6 COMMENTAIRES

  1. Enfin,
    On va peut-être pouvoir avoir des données un peu plus objectives sur le F35 et les doctrines d’emploi à utiliser et savoir si c’est vraiment le F16 du futur ou une brique très chère…

    • Il y a peut-être un juste milieu entre le « F-16 du futur » et la « brique très chère » et ça pourrait être là que se placera le F-35A Lightning II.

  2. Apparemment il y aurait des rumeurs comme quoi les italiens pourrait descendre le nombre de f35 commandé de 90 à 75
    exemplaires en enlevant les 15 f35b de l’AMI par mesure d’économie du fait de la baisse de budget de défense italien à cause de l’économie italienne surendettée et par choix de servir essentiellement de défense et non de servitude aux guerre menées par les USA. A voir si pour le R-U ça va être pareil à cause de la bosse budgétaire faisant passer de 138 à 70 exemplaires

  3. Je suis curieux de savoir les résultats des oppositions des f35 contre les Eurofighter 2000 de ce même pays.
    Étant donné que le tyffoon est un chasseur pur.
    Est-il maintenant obsolète face au f35?

    • Cela dépendra du type d’opposition.
      En exercice de défense aérienne à distance (BVR), si l’on excepte un soutien AWACS, les deux appareils emportant un radar AESA et des Aim-120, c’est à qui accrochera l’autre en premier. Or même si le nombre de missiles emportés penche largement en faveur du Typhoon (6 Aim-120 -voire METEOR + 2 IRIS-T) contre 4 Aim-120 seulement (peut-être METEOR si l’intégration s’avère réalisable) pour le F35 en config interne pure, le Lightning pouvant jouer sur sa furtivité et la passivité de ses systèmes l’emporterait vraisemblablement à mon sens, en étant capable de tirer le premier. C’est ce que certains exercices face à des F15 ont démontré aux USA.
      Quant à du dogfight (WVR), c’est à tester, et je suis curieux d’attendre les retours en effet. Le Typhoon est supérieur en vitesse, rapport poussée / poids, et possède des missiles IRIS-T, mais le F35 est très manœuvrant à basse vitesse / fort angle d’attaque et a la capacité Aim-9X / ASRAAM en mode non furtif. Quand on sait en sus que les 2 appareils possèdent un système passif IR/ST et viseur de casque, sur le papier ça pourrait donner des résultats intéressants.
      Maintenant que sa première capacité opérationnelle vient d’être déclarée en Italie après l’USMC et que l’USAF annonce que son demo flight 2019 du F35 intègrera les pleines capacités manœuvrières de l’appareil, j’attends d’en voir un peu plus, je pense que ce que l’on nous montrait jusqu’alors était volontairement assez timoré.

      Votre question est d’ailleurs sympathiquement épineuse, car les Typhoons, à l’instar des Rafales très capables mais aujourd’hui un cran technologiquement parlant en-dessous des F35, ne devraient théoriquement jamais se retrouver « face »aux Lightnings en conditions réelles. Je pense d’ailleurs qu’il y a matière pour les autres appareils de l’OTAN à bénéficier des capacités du F35 (via liaison 16 par exemple) et peaufiner une interopérabilité avantageuse qui renforcerait leurs capacités. Car face à d’autres adversaires, pas de quoi s’inquiéter, les « Eurocanards » sont encore dans le haut du panier 😉 .

  4. La conception du F-35 repose d’abord sur l’attaque au sol. Il me semble bien évident que les Rafale B & C ou les Eurofighter EF-2000 Typhoon sont largement supérieur au F-35 dans les opérations de défense aérienne. Nos gouvernements sont de piètres consommateurs avertis pour, en autre, l’achat de matériel pour la défense. Pour le payeur de taxes c’est frustrant.

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