Cela devrait être un des principaux contrats d’acquisition d’hélicoptères militaires au cours des prochains mois, même si le suspens autour de la nationalité du vainqueur ne devrait pas être palpitant. La Rikujō Jieitai a lancé au printemps dernier une consultation afin de trouver un nouvel hélicoptère d’appui tactique et de soutien aux opérations amphibies. Un marché estimé actuellement à entre trente et cinquante machines qui devraient être livrés entre 2020 et 2022. La décision finale devrait en effet tourné en faveur de l’industrie aéronautique américaine.

Et pour cause, la Rikujō Jieitai ou Japan Ground Self Defense Force ne possède quasiment que du matériel lourd provenant des États-Unis ou bien développé localement. Les industries européennes d’aéronautique et d’armement en sont quasiment absente, à l’exception des trois Eurocopter EC225LP Super Puma utilisés pour le transport d’état-major et le soutien auprès de la famille impériale.
Et pourtant les hélicoptéristes européens sont en lice pour remplacer les quatre-vingt cinq Fuji AH-1S Cobra encore en service actuellement.

Il faut dire que ces hélicoptères monoturbines sont usés jusqu’à la corde. Construits localement entre 1984 et 1986 la majorité a cependant été modernisé entre 1999 et 2001. Il faut dire qu’à l’époque l’état-major japonais pariait sur un retrait du service aux alentours de 2015-2017 au profit du Kawasaki AH-2, une version de combat du OH-1 Ninja jamais réalisée finalement. Il s’agit donc désormais de leur trouver un successeur digne de ce nom.
Et avec les changements géopolitiques existant actuellement en Asie autour de l’expansionnisme chinois mais également des provocations russes les militaires nippons risquent bien de vite avoir besoin de ces nouveaux hélicoptères de combat et d’appui.

Les candidats sont donc actuellement l’Airbus Helicopters Tiger et le Leonardo AW.129 Mangusta côté européens et le Boeing AH-64E Guardian côté américain. Même si les deux premiers sont de très sérieux compétiteurs ils ne semblent avoir guère de chances de l’emporter face à la dernière évolution du célèbre Apache. Il faut dire que la Rikujō Jieitai utilise déjà une douzaine d’AH-64D construits localement là aussi par Fuji. Or l’une des conditions du contrat est justement l’assemblage local de ces machines.
Le résultat est attendu début 2019, mais en effet il ne devrait pas s’agir d’une très grosse surprise.

Photo © Keypublishing

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