Les deux aéronefs de l’US Special Operation Command sont presque passés inaperçus sur la partie réservée aux avions militaires de l’aéroport international d’Oslo. Du mardi 22 au vendredi 25 janvier 2019 deux Bell-Boeing CV-22B Osprey ont été déployés en Norvège pour une série d’exercices en milieu arctique. Les convertiplanes volaient au profit de forces spéciales américaines spécialement déployées sur zone ainsi que de leurs homologues norvégiens.

C’est dans un secret très relatif que ces deux avions de transport ultramodernes sont arrivés en Norvège au petit matin. Ils avaient décollé quelques heures auparavant de la base britannique de RAF Mildenhall dans le sud-est de l’Angleterre où ils sont habituellement stationnés. Un vol nocturne des plus discrets qui aurait nécessité un ravitaillement en vol sur un avion de l’OTAN, sans que l’on ne connaisse le modèle ni le pays d’appartenance.

Durant quatre jours donc les deux Bell-Boeing CV-22B Osprey du 7th Special Operations Squadron, numéros 08-0050 et 08-0051, ont pu s’exercer aux opérations en zone arctique et semi-arctique. Des vols tactiques, des prises en charges de commandos en mode infiltrations et exfiltrations de troupes derrières les lignes ennemies, ou encore des simulations de missions de recherches et sauvetages au combat ont été réalisé. Et pour les forces spéciales norvégiennes engagées la possibilité de voler à bord d’un des rares avions réellement adaptés à ces opérations si délicates.

On remarquera la relative inadaptation du camouflage de ce CV-22B Osprey à l’hiver norvégien.

Cela n’aura échappé à personne que les deux Osprey ont été déployés en plein hiver dans un pays géographiquement très proche de la Russie. Ce n’est pas pour rien. Les personnels du 7th Special Operations Squadron auraient parfaitement pu réaliser le même type de mission en Écosse et en Islande, ils auraient bénéficié des mêmes conditions climatiques et de reliefs similaires. Non ici l’occasion était aussi pour les militaires américains de repérer certaines bases où ils pourraient poser leurs machines en cas de survols à proximité voire carrément en territoire russe.
Après tout c’est dans cet optique que le CV-22B Osprey a été conçu et acheté par l’US Air Force : infiltrer en profondeur des forces spéciales ou des éléments de renseignement. Le nier serait une grave méconnaissance de la nature profonde de ces avions.

Photos ©  US Department of Defense.

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1 COMMENTAIRE

  1. Plus de 200 V-22 déjà produits tout de même. En plus de ça il y aura le V-280 Valor (j’espère).
    Donc dire que les E-U ont les capacités, logistique du moins, d’infiltrer en profondeur et rapidement des forces sur le territoires ennemis est tout à fait vrai.

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